Le reblochon fermier, tout sur la fabrication

En vacances au pays de mes souvenirs d’enfance, j’ai pris le temps entre balades et farniente de visiter une exploitation dédiée à la fabrication du reblochon fermier.

Voici le récit de cette chouette expérience. 

Je t’emmène à la Ferme de l’Aulp, route de Sous l’Aiguille à Manigod. Ferme les yeux et imagine une vallée perdue dans les Aravis, pas très loin d’Annecy. On rejoint l’exploitation par une route de montagne qui serpente au milieu des prés et des chalets. Ici l’habitat a conservé son caractère authentique. Les chalets en bois bruni sont souvent regroupés par trois ou quatre. Ils sont tous dotés d’un mazot, petite construction en madriers de bois utilisée comme grenier à céréales ou cabane à outils. Souvent une chapelle vient compléter le tableau. Les maisons sont parfaitement entretenues, les balcons fleuris de géraniums rouge et les prés tondus de frais. On se croirait dans un décor de film américain ou dans les montagnes suisses et pourtant rien d’artificiel ici. C’est l’agriculture de montagne, l’élevage des vaches laitières qui permet de conserver ce fabuleux patrimoine et de faire de la nature un jardin à la Française.

Ici, on vit du reblochon depuis des générations.

La région de production

Ne rentre dans l’AOP (appelation d’origine protégée) que les fromages produits en Haute-Savoie et au Val d’Arly en Savoie.

Reblochon de la Ferme de l’Aulp

Les étapes de la fabrication du reblochon fermier :

Avant de finir rôti sur un lit de pomme de terre comme ingrédient principal de nos tartiflettes, le reblochon fermier aura subi un process très codifié. En voici les principales :

  • Le lait est transformé après chaque traite. Il est d’abord ensemencé avec des ferments et de la pressure
  • 45 minutes plus tard, il a déjà pris la consistance d’un yaourt. C’est le caillé qui est découpé en petits cubes à l’aide d’une guitare. Il est ensuite séparé du petit lait.
  • Le caillé sous forme de petits morceaux est versé sur une table garnie de moules recouverts d’un linge en lin.
  • A l’aide d’un égaliseur et à la main, le producteur charge les moules, complète chacun pour obtenir le poids désiré puis retourne chaque fromage. Ensuite, on dépose une pastille avec le numéro identitaire du fabricant. La pastille du reblochon fermier est verte (rouge pour le laitier)
  • Chaque fromage est recouvert d’un poids de 2kg pour accélerer l’égouttage et enlever l’excédent de petit lait. Les fromages reposent 12h sur la table. 
  • A l’issue trempage 2h dans un bain d’eau salé.
  • Au sortir du salage, les reblochons sont stockés à la ferme pendant 4 jours pour commencer le vieillissement.
  • L’affinage en cave se fait à la coopérative de Thônes. Il dure 4 semaines. Là-bas, ils seront retournés chaque jour.
  • Le reblochon est prêt, il revient à la ferme pour être commercialisé ou sera vendu par la coopérative.

Dans le laboratoire d’Aurore Paccard, productrice de Reblochon fermier à Manigod

En fromagerie artisanale, toutes ces opérations sont automatisées. Par exemple, le décaillage est fait par un appareil fixé sur un bras mobile qui tourne dans la cuve de caillé. 

A la ferme, l’agricultrice travaille sur de plus petits volumes et avec des outils très simples. 

La ferme de l’Aulp

Chez les Paccard, on est agriculteurs de père en fils depuis des générations. Aurore et Alexandre travaillent sur deux exploitations. En hiver, ils sont basés à Manigod. A la belle saison ( mai à octobre) ils se déplacent en alpage à la ferme de l’Aulp suivant en cela une tradition séculaire.

La ferme possède 45 vaches laitières, des Abondance à la robe acajou tachetée de blanc et aux beaux yeux maquillés marron glacé et des Tarines couleur tabac.

Les vaches donnent en moyenne 10 litres par traite. Cela permet de fabriquer 180 fromages/jour*. Les reblochons sont vendus 6,50€ sur site. Cette production valorise le lait et permet à Aurore et son mari de se rémunérer correctement (à contrario de ceux qui ne font que le lait dont le prix trop peu élevé ne permet pas de vivre à un couple). Ils aiment leur métier mais ne voient pas la relève . La traite quotidienne demande une présence continue sur l’exploitation et ne donne pas de repos. Aurore craint que les jeunes ne veuillent plus sacrifier leurs week-ends à ce métier de passion.

* Ex: le 30 juillet sur les 45 vaches, 36 ont donné 735 litres de lait.

Les exigences du cahier des charges de l’ AOP

Extrait du site de l’INAO :

L’Appellation d’origine protégée (AOP) désigne un produit dont toutes les étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique, qui donne ses caractéristiques au produit. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.

C’est la notion de terroir qui fonde le concept des Appellations d’origine.

Un terroir est une zone géographique particulière où une production tire son originalité directement des spécificités de son aire de production. Espace délimité dans lequel une communauté humaine construit au cours de son histoire un savoir-faire collectif de production, le terroir est fondé sur un système d’interactions entre un milieu physique et biologique, et un ensemble de facteurs humains. Là se trouvent l’originalité et la typicité du produit.

Les règles d’élaboration d’une AOP sont inscrites dans un cahier des charges et font l’objet de procédures de contrôle, mises en œuvre par un organisme indépendant agréé par l’INAO.

L’AOP Reblochon fermier vous garantit un produit d’exception. Du cahier des charges, j’ai relevé l’essentiel :

  • race autorisée : Abondance, Montbéliarde ou Tarentaise.
  • alimentation contrôlée : Les animaux sont nourris à l’herbe en été, au foin, aux fourrages l’hiver avec des compléments en céréales sans OGM.
  • taille, poids et aspect du fromage normés : diamètre 14cm, poids 450 à 550 grammes, croute jaune orangée. 45% mat grasse sur masse sèche.
  • Traçabilité : registre journalier à tenir sur l’alimentation donnée, les quantité de lait et de fromages produits.

5.6.3 Dispositions spécifiques à la fabrication fermière

Pour pouvoir bénéficier de la mention « fabrication fermière » ou de toute autre indication laissant entendre une origine fermière du fromage, les exploitations doivent répondre aux conditions suivantes:
– la transformation doit être effectuée sur le lieu de l’exploitation principale ou sur le lieu de l’exploitation d’alpage ;
– la fabrication des fromages doit intervenir deux fois par jour, aussitôt après la traite, sans qu’aucune réfrigération ne soit appliquée au lait mis en œuvre ;
-la production totale du lait produit sur l’exploitation doit être inférieure à 500000 litres par an.

Au cours du processus de fabrication du « Reblochon » ou « Reblochon de Savoie » fermier, un certain nombre d’opérations doivent être effectuées manuellement et ne peuvent être mécanisées :
– ledécoupage du caillé;
– le moulage du fromage qui doit se faire avec une toile végétale (lin ou coton) positionnée sur l’ensemble des moules ;
– le retournement du fromage qui doit être individualisé.

INAO

Fabrication manuelle et cahier des charges exigeant font du reblochon fermier un produit d’excellence. On le trouve à la table des grands chefs et dans les bonnes fromageries. La ferme de l’Aulp compte le restaurant la table de mon père de l’iconique Marc Veyrat dans ses clients.

Alors si vous passez dans les Aravis, faites vos plaisir, mettez au menu du jour, ce fromage digne des plus grands étoilés .

Il se déguste nature avec un verre de vin blanc de Savoie mais je le voie aussi très bien avec un Chablis. il faut de l’acidité, de la minéralité pour compenser le gras de la pâte.

Merci Aurore d’avoir pris le temps de m’accueillir au sein du laboratoire de la ferme de l’Aulp. Je garderai un merveilleux souvenir de mon passage Sous l’Aiguille et du goût incroyable du lait frais. Il y a un monde entre le produit aseptisé, édulcoré vendu en grande surface et l’or blanc des montagnes de Manigod. Le lait frais a le goût des dimanches chez mémé, il est doux comme une caresse et se boit comme une gourmandise.

10 choses à faire au Pays Basque

Faire une pause Zen

Le pays Basque, c’est un monde à part qui offre aux visiteurs un panel de paysages incroyables. Mer, montagne et campagne tout est possible Et tout se dédouble puisque le brouillard, brouillard s’invite souvent en journée apportant une touche de mystère aux lieux. On peut commencer sa journée par une balade en altitude et finir par un plouf dans l’Atlantique. Quelle autre territoire peut offrir autant de diversité ? C’est un lieu idéal pour se ressourcer, se poser quelque part pour quelques jours de détente. Le cadre typique et si différent dépayse. Le Pays Basque, avec ses traditions, son habitat si caractéristique et sa langue nous emporte dans un ailleurs unique.

Se balader à Saint Jean de Luz et Biarritz

Mythiques cités, Saint Jean de Luz et Biarritz méritent chacune le voyage. Saint Jean, c’est la ville ancienne centrée sur son port de pêche. Biarritz, elle, a des airs de princesse, avec son Casino et ses villas Grand Siècle.

Vivre la vie des bobos parisiens à Guethary

Guethary, the place to be. Avec Le Cap Ferret et l’île de Ré, voici un des hot spots des parisiens en vacances. La petite station balnéaire fait le bonheur des magazines de décoration, j’ai voulu savoir pourquoi.

C’est très simple, Guethary, c’est un village de résidences secondaires à la belle architecture Basque. C’est aussi une mini place de village bordée de restaurants et de bars à vins. C’est enfin une plage au calme surplombée par un superbe hôtel des années trente transformé en résidence. Le tout animé de bars avec terrasse où l’on vient bruncher, déjeuner et boire un verre en soirée.

Les parisiens ont bon goût, j’ai adoré ce village. Aucune rupture esthétique dans le paysage, les maisons ont gardé le charme de la station du XIX siècle. La plage offre deux visages, une partie avec mer calme pour se baigner et une autre avec de jolies vagues pour les surfeurs. Les bistrots de la place offrent une cuisine simple mais gouteuse. Je me suis fait un plan thon frais de Saint Jean de Luz, en tartare, à la plancha, c’est divin.

Je résume : Guéthary : jolies villas du siècle passé , plage à surfer, jolie clientèle et bars à la mode. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un lieu pour happy few.

Faire de son séjour un gastro-trip

Le pays Basque est le paradis des foodies. Avec treize étoilés au Michelin, on peut se faire plaisir. Et je ne compte pas les Bistrots, les petites tables gastronomiques qui méritent elles aussi une visite. Pour les collectionneurs d’adresses, voici la liste des Stars :

  • Ithurria à Ainhoa
  • Le Moulin d’Alto à Arcangues
  • L’Atelier Alexandre Bousquet à Biarritz
  • l’impertinent à Biarritz
  • Les Rosiers à Biarritz
  • La table des Frères Ibarboure à Bidart
  • Briketenia à Guéthary
  • le Choko Ona à Espelette
  • La Brouillarta à Saint Jean de Luz
  • Le Kaiku à Saint Jean de Luz
  • L’Océan à Saint Jean de Luz
  • L’Auberge Basque à Saint Pée sur Nivelle
  • Les Pyrénées à Saint Jean Pied de Port

Durant mon gastro-trip, j’ai eu la chance de tester quelques adresses. De ce séjour, je retiens trois tables à faire en priorité.

Les Frères Ibarboure , 1*, Bidart.

Adresse emblématique de la côte Basque, la table des Frères Ibarboure, c’est un grand moment gastronomique. Cuisine technique, délicate et raffinée, le dîner fut une suite de surprises et de bonheurs gustatifs. Le service drivé par madame Ibarboure sympathique et professionnel. Une belle expérience dont je vous reparlerai plus tard.

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L’impertinent, 1*, Biarritz.

Très belle adresse choisie sur les recommandations d’Alain Gatuingt que je remercie. Voici un étoilé chic et tendance. Dès l’accueil, on comprend qu’on est à Biarritz, ville Glamour du pays Basque. Le personnel en salle, de jolies femmes toutes habillées de noir nous met de suite dans l’ambiance. Ici, c’est la ville du Casino, des Russes et des vieilles fortunes.

Le diner, un pur bonheur. C’est pareil, j’y reviendrai.

La cerise noire entière et en sorbet, glace amande et granité verveine.
le dessert du moment chez Instincts à Biarritz.

Instincts, Saint Jean de Luz.

Partie pour déjeuner d’une salade ou d’un buddha bowl, j’ai craqué pour Instincts découvert en marchant au hasard. C’est une pépite, une adresse gastronomique loin des nombreuses tables attrape-touristes. Dans un sobre décor de briques, de bois et de décorations végétales, le chef et sa femme en salle offrent une cuisine du marché boostée par des assiettes élégantes et des justes associations. On y mange du vrai poisson ( c.a.d de la pêche locale et non d’importation). Je me suis régalée de thon et de merlu de Saint Jean de Luz. Mon homme a pris la pintade et caviar d’aubergine, avec le légume légèrement brulé, un bonheur. Le vacherin revisité en dessert fut lui aussi exquis.

Acheter des spécialités locales

Artisanat et gastronomie sont au programme de notre séjour. Je suis venue avec un grand panier pour faire le plein de produits locaux. Au final, je suis repartie avec 4 paires d’espadrilles, des classiques à rayures et des jolies compensées, des nappes, du linge de maison et un pot de confiture de cerises. J’aurais aussi pu remplir mon panier de charcuterie, de jambon et d’Irouléguy. J’avoue ne pas avoir eu le temps de bien sélectionner. Car il faut de la perspicacité pour acheter Basque. J’aime bien acheter français alors j’ai dû reposer pas mal d’articles, du linge made in Portugal ou même de pays indéfini, de la vaisselle venu de ?? et je pense même que ma confiture ne contenait pas de cerises du Pays Basque. Malheureusement, ici comme ailleurs, on fait venir de la matière première de l’étranger. Sur place, on ne fait que transformer mais on tatoue les emballages de logo identitaires, Croix Basque et drapeau. A quand un étiquetage qui nous donnerait la provenance des ingrédients principaux ?

Mes espadrilles, elles, sont bien Basques mais d’origine Espagnole. La continuité géographique et culturelle se traduit par une intense coopération économique à travers la frontière.

Dans mon panier, il manque le gâteau Basque, la délicieuse galette fourrée cerise ou amande. J’y reviendrai une prochaine fois. Il y a trop à tester pour un week-end.

Faire le plein de cigarettes en Espagne

Quand on parle shopping, on pense très vite à jouer à saute frontière, ici c’est une tradition. On traverse pour l’alcool, les cigarettes (plus pour longtemps, la quantité autorisée à l’importation chute à 1 seule cartouche /pers en juillet 2020) ou le simple plaisir d’aller manger chez les voisins.

Visiter les villages typiques

Les fans d’architecture prendront plaisir à rouler de village en village. Un peu comme en Alsace, on se plait à contempler les belles constructions en pan de bois aux volets colorés de rouge ou vert.

Marcher, se balader en montagne

Nous, on est monté à pied au sommet de la Rhune sur un sentier pas toujours cool. 2h 15 de montée. On traverse forêt et pâturages. On rencontre les petits chevaux sauvages. A l’arrivée, incroyable vue à 180° .

En bonus, on s’est offert le sentier côtier de Guéthary à Saint Jean de Luz, 5 km de marche facile. C’est pas aussi joli qu’à Belle-île. Le sentier s’interrompt souvent et nous fait rejoindre la route. Mais la balade permet de découvrir de joli point de vue sur les plages en contrebas. On arrive à Saint Jean par l’extrémité Nord de la Baie. On en fait le tour avant de repiquer vers le centre et pour nous la gare routière pour prendre un bus retour vers Guéthary.

Prendre le petit train de la Rhune

On a fait juste la descente pour le plaisir de voyager comme pépé dans des wagons en bois vernis. Trop sympa de dévaler la montagne le nez à la fenêtre. Attention pas de réservation pour les marcheurs. En haute saison, c’est chaud pour avoir une place. Pour sécuriser, on peut acheter l’AR. Retour seul 16,50€ , la différence est minime.

Se faire un vague, une surf session

Sport mythique de la côte Basque, le surf français a démarré ici, à Biarritz. Les spots sont nombreux, réputés et fréquentés.

Si t’es pas surfeur, tu peux aussi t’amuser dans les vagues, sauter, rouler et te faire chahuter. Et si t’aimes pas les vagues, il te reste les rivières. Y’a moyen de se faire plaisir avec un tour de kayak sur la Nivelle. Location facile partout.

Surfeurs à Guéthary

Le Pays Basque, il me reste tant à vous dire

Voilà, c’était dix choses à faire absolument mais j’aurais pu en mettre dix de plus. J’aurais pu parler traditions, chants, danses, coutumes et costumes. Le Pays Basque est multiple, il ne tient pas tout entier dans un article. Je reviendrai sur le sujet. il me reste beaucoup à vous dire. Déjà avec cette liste, vous avez une base. A vous d’y ajouter des variantes pour en faire votre hit-list.

Bon voyage

Pays Basque pratique :

  • y aller : avant Covid, avion et train hyper facile.
  • Se déplacer : De ville en ville train ou bus. pas besoin de voiture
  • hébergement : offre importante, hôtels , location chez les particuliers, campings …
  • restauration : ici, on mange bien, même très bien à prix raisonnables. mon carnet d’adresses à suivre…

Déjeuner au nouveau restaurant Caviar de Neuvic.

Installé depuis décembre 2019 passage Sarget, à Bordeaux, Caviar de Neuvic étend son offre. Après l’épicerie, le producteur du Périgord propose désormais une restauration sur place. La courte carte composée de plats signatures permet de découvrir un met souvent confiné aux restaurants très étoilés. 

Invitée à tester les nouvelles propositions, j’ai craqué pour le croque-caviar. Je vous en dis plus ici.

La boutique Caviar de Neuvic de Bordeaux

Nous sommes 14 passage Sarget, au cœur de l’emblématique Triangle d’or Bordelais. Le caviar, produit d’exception, a trouvé sa place dans une galerie historique de la ville à la décoration raffinée. 

Echoppe-écrin dédiée à la marque Neuvic, le numéro 14 a commencé par une offre d’épicerie fine avec le caviar présenté en boites de 30 gr à 500 gr et d’un assortiment de spécialités à base d’esturgeon réalisées au domaine : rillettes d’esturgeon, beurre de caviar, sel aromatisé…

On peut y faire son marché, picorer quelques boîtes, y ajouter une bouteille de vodka, un champagne et l’emporter à la maison pour se faire plaisir à deux.

On peut aussi choisir de consommer sur place, de s’installer au comptoir ou en terrasse. Et pour un moment VIP, une salle à l’étage permet de réunir clients professionnels ou amis (sur réservation uniquement)

Le restaurant pour une pause déjeuner unique

L’ouverture officielle du restaurant Caviar de Neuvic de Bordeaux est prévue le 14 juillet. L’équipe est dans les starting blocs, la chef Marta Serrano et Marine en salle sont prêtes à accueillir en toute simplicité les gastronomes en quête de nouvelles sensations. L’idée de ce nouveau restaurant Bordelais, c’est de déconfiner le caviar. Laurent Deverlanges, patron de la maison Neuvic, ambitionne de faire découvrir son produit au plus grand nombre. Pour cela, il a missionné la cheffe sur la création d’une carte moderne qui mette le produit en valeur à travers des recettes sortie de l’univers du bistro tartare de bœuf, risotto ou œufs brouillés.

Mais ici, les classiques du bistro s’embourgeoisent. Chaque recette sera sublimé par une cuillère de caviar servie avec générosité. Si on choisit la formule du jour à 23 €, c’est 15 grammes des précieuses perles noires qui viendront sublimer notre plat. Et pour le même plat à la carte, la chef ajoute 20 gr de caviar. Le luxe absolu.

Pour accompagner ces assiettes, le restaurant offre une courte carte de vins blancs. On y trouve une propriété par grande région viticoles française : Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Loire et Rhône. Graves, chenin, Chablis ou Châteauneuf du Pape, on peut se faire plaisir. Et puisque le caviar, c’est la fête, il y a même un champagne de propriétaire tout à fait intéressant, (je le connais puisque j’en ai dans ma cave). 

Le Croque Caviar de Neuvic 

Pour commencer dans l’univers du caviar, je recommande le Croque Caviar de Neuvic. Le croque, emblématique sandwich de la cuisine française se métamorphose en snacking paillettes. La recette garde du plat originel l’idée d’un pain chaud et du jambon. Pour un mariage heureux avec le caviar, le pain est tartiné de fromage frais, garni de jambon de Paris et surmonté d’une quenelle de crème aromatisée citron vodka. Sur la crème, le caviar est délicatement déposé en généreuse portion.

L’intérêt de ce plat, c’est de permettre une vraie dégustation. Je conseille de prendre le temps, de commencer par cueillir délicatement quelques perles noires et de les savourer nature. C’est un pur régal que de sentir rouler, s’éclater en bouche ces perles iodées. Surtout attendez que leur parfum s’évanouisse. Comme avec le vin d’exception, la longueur en bouche du plaisir caviar est durable.

Le caviar en Aquitaine, l’autre trésor gastronomique de la région.

En dehors d’une pause déjeuner, il est possible de déguster le caviar au comptoir. C’est une excellente idée pour faire connaissance avec le Caviar d’Aquitaine.

Si l’histoire du caviar d’élevage est toute récente, les années 80, elle s’écrit en Aquitaine depuis le début. Notre région produit en effet l’essentiel du caviar Français. Notre territoire est historiquement lié au Caviar que l’on dégustait avant la seconde guerre mondiale dans les guinguettes des bords de Garonne. Les Bordelais avaient été initiés au Caviar par les russes blancs, aristocrates établis en France après la révolution soviétique de 1917. 

La surpêche a eu raison de l’espèce sauvage mais la tradition est restée. Laurent Deverlanges a intégré le club très fermé des producteurs d’Aquitaine en 2011. A cette date, il commence sa production en Périgord soutenu par un pool d’investisseurs. Depuis le domaine a grandi. La Marque de Neuvic s’est bien installée dans le paysage du caviar à la française réputé pour sa qualité.

Avec la nouvelle boutique Bordelaise, le caviar s’invite à nos tables. Il devient plus accessible tout en restant un met de fête rare et donc coûteux. Mais quand on sait que madame esturgeon attend 7 ans pour être au mieux de ses capacités, on comprend que la nature commande. Patience et savoir-faire sont les clés du business.

L’offre déjeuner du comptoir n’en devient que plus intéressante. A 23 € la formule, c’est un vrai bon plan. Je vous le recommande pour une expérience originale à tester en duo ou entre amis.

Boutique Caviar de Neuvic pratique :

📪 : 14 passage Sarget, Bordeaux

☎️ : 05 57 59 54 86 

📆 : mardi au samedi

⏰ : Ouvert non Stop 10h à 19h

🍽 formule Plat+dessert 23 €

Le Grand livre des Salades

Bonjour à tous,

Juillet arrive et nous prend presque au dépourvu. Cette drôle d’année est passée vite finalement. Enfermé tout le printemps, on n’a pas vu l’été arriver. Et pourtant, il est bien là avec le début des vacances scolaires, le retour des dîners de copains et des pique-nique en famille. Juillet en cuisine, c’est le moment des salades, du plat unique que l’on pose sur la table au milieu des bouteilles de rosé, des planches de jambon-saucisson, des assiettes de fromage et des corbeilles de fruits frais.

J’adore ce régime Apéro + salades, c’est la grande liberté, un infini de possibilités. Je suis certaine que vous avez vos recettes fétiches, vos associations préférés mais parfois un supplément d’idées est bienvenu pour donner du peps à vos tables d’été.

J’ai flashé sur le Grand livre des salades.

Chez mon libraire favori, j’ai flashé sur le Grand livre des salades, un des derniers de la collection Hachette cuisine. 

De grand, ce livre mérite bien le nom. C’est une bible, une mine d’or pour ceux et celles qui veulent booster leur carnet de recettes. 

150 recettes de salade, 12 sauces et le calendrier des légumes

Tu y trouves 150 recettes en trois grandes rubriques (veggies, à base de poisson, à base de viandes) et deux bonus les bowls et rouleaux ainsi que les salades de fruits en cinq recettes.

Last but not least, le livre donne aussi 12 idées de sauces et vinaigrettes + un tableau sur la saisonnalité des légumes. Oui parce que des salades, quand on aime, on en mange toute l’année. Et respecter le calendrier du jardin c’est bien. 

Côté mise en page, c’est classique et facile. Chaque recette est proposée sur une double page. A gauche la photo du plat qui donne envie. A droite la recette avec des pictogrammes pour les temps de préparation, de cuisson et une idée de la difficulté et du coût. Ensuite la liste des ingrédients et le pas à pas. 

J’ai déjà testé la pagz 137 : salade épeautre, abricots et haricots verts. Trop miam et l’idée de l’abricot, c’est vraiment original.

J’ai aussi aimé la page 187 tartare de thon, lentilles et agrumes . Ce sera ma recette pour le week-end si je trouve du thon frais à la Cabane du pêcheur chez qui je prends mon poisson. En ce moment, on a la chance d’avoir du poisson français, il faut en profiter.

Voilà, j’ai dit l’essentiel. maintenant je vous recommande d’aller chez votre libraire chercher votre exemplaire. Vous avez deux mois pour tester ces recettes originales. Vos amis vont adorer vos tables d’été imaginées avec le Grand Livre des Salades.

Très bel été à tous.

Le Grand Livre des Salades, info pratiques

150 recettes

Format 210 x 247 mm

Pages 384

Prix 19,95€

Le restaurant d’après confinement, c’est comment ?

Le restaurant en mode Post-covid 19, c’est comment ? Ici, je partage mon expérience, mon premier diner au restaurant depuis le confinement.

Le plaisir de voir du monde.

Pendant le lockout , on a beaucoup cuisiné à la maison. On a échangé nos recettes, on s’est lancé dans des trucs de fou, le pain maison, la brioche et plein d’autres bonnes choses. On était bien entre nous, en famille. 

Mais il manquait un peu d’air à nos diner, une ouverture aux autres, un moment de convivialité. Maintenant que les restaurants ont rouvert, on peut retrouver nos tables favorites. Sortir, voir du monde, cela fait un bien fou.

Etes-vous retourné au restaurant ?

Si oui quelle adresse avez-vous choisi ? Perso, pour mon premier diner en ville, j’ai choisi Mets et Mots, une de mes adresses préférées à Bordeaux. On y mange une cuisine française de saison dans un décor moderne type industriel. 

En cuisine, le chef, Léo Forget, en salle Romain Grenet son associé, deux anciens de chez Pierre Gagnaire. et avec eux une brigade au top.

Ce qui a changé . Ce qui ne change pas.

En version post covid, Mets et mots, c’est des mesures simples de distanciation comme le port du masque en entrant et en sortant. Ensuite, Le personnel reste masqué mais nous les convives, nous pouvons retirer cette protection dès que nous sommes installés à notre table. le déroulé du repas pour les clients, c’est presque comme avant.

Les changements comme la carte dématérialisée sont à prendre comme des points de modernité. Et j’avoue la distance entre les tables, c’est plutôt une bonne chose pour notre confort. Je n’ai jamais fait partie de ceux qui aiment déjeuner sur les genoux du voisin alors un peu d’espace de confidentialité, c’est très agréable.

Au final, on oublie les restrictions et on passe un super moment autour d’une cuisine raffinée. Jolies assiettes, de la technique, des saveurs subtiles, des associations innatendues, le plaisir du restaurant gastronomique est bien là.

Pour vous donner envie, je reviens sur mon expérience d’hier soir

Dans le menu 10 juin, j’avais choisi :

Tarte sablée de coquillages et herbes marines, crème de chou-fleur. Filet de lieu jaune rôti, pois mange-tout à la menthe, crème de riz noir, bouillon fumé et caviar d’aubergines. 

Mignon de porc Ibérique, purée de pois chiches torréfiés, fenouil braisé et cassolette de printemps. 

Crème prise au safran, mousse de fraise au chocolat blanc, sablé streusel et sirop au miel

Un délice. 

Voilà, vous avez compris, on est bien dans le registre d’une cuisine contemporaine et gastronomique. Je n’ai pas besoin d’en rajouter, c’est quand même mieux qu’à la maison. Alors, si vous pouvez allez au restaurant, n’hésitez pas. Les chefs ont encore besoin de notre soutien. 

Mets et Mots, les infos pratiques :

  • On est au 98 Rue Fondaudège. 
  • Ouvert du mardi au vendredi midi et soir et le lundi midi

Vous voulez les tarifs ?

  • Le midi menu à 23€ ou Entrée + plat 19€
  • Le soir menu en 3 plats est à 34€,

Curry de pois chiches

Le pois chiche en curry, c’est un complément idéal pour une assiette végétarienne. Je le recommande en association avec des céréales, riz, épeautre ou semoule de couscous.

Dans ma recette, en dehors des épices, tous les ingrédients sont locaux à commencer par les pois chiches produit …

Curry de pois chiche du Sud-ouest, les ingrédients :

Dans votre placard, il manque certainement quelques épices de cette recette. Ce n’est pas grave. On peut très bien se passer de cardamome ou de coriandre. Concernant le lait de coco, on est d’accord, c’est normalement un incontournable dans un curry. Mais cela ne colle pas avec mon envie de cuisiner local alors j’ai commencé par utiliser de la crème fraîche, cela donne le côté gourmand d’un curry. Et puis j’ai enlevé ce supplément. Sans lait de coco, sans crème, on est sur quelque chose de très goûteux et beaucoup moins calorique. Et pour les fans de Coco, rien n’empêche de rajouter au moment de servir quelques copeaux de noix de coco séchée.

Naturellement, les pois chiches sont de la région. On en trouve dans les supermarchés au rayon bio. Les miens viennent du Gers.

Curry de pois chiche du Sud-Ouest
250 gr de pois chiches secs
1 boîte de coulis de tomate bio de 500 gr
1 oignon
1 gousse d’ail, 1cm de racine de gingembre
3 gousses de cardamome
1 bâton de cannelle ou 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre
2 clous de girofle ou 1/2 cuillère à café de girofle en poudre
1/2 cuillère à café de graines de cumin ou de poudre
1 cuillère à café de coriandre en poudre ou en grains
1/2 cuillère à café de curcuma moulu
2 cuillères à soupe d’huile neutre
poivre, sel
30 cl de lait de coco ou de crème liquide – facultatif

Curry de Pois chiches, la recette en pas à pas

Pour ce curry, je me suis inspiré de l’excellent livre de Sandra Salmandjee : Cuisine Indienne Végétarienne aux Editions Mango.

  • La veille, rince les pois chiches et mets les à tremper pour les réhydrater. Si tu le fais deux ou trois jours avant, cela permet aux légumes de commencer à se transformer. ils seront plus tendres et plus digestes.
  • Fais cuire les pois dans une casserole d’eau salée pendant 30 minutes.
  • Dans une poêle, verse l’huile et fais dorer l’oignon découpé en fines tranches. Quand il devient translucide, retire le et réserve.
  • Mets à griller les épices sans les brûler. Puis ajoute l’ail et le gingembre hachés au mini-hachoir. fais bien revenir puis remets l’oignon.
  • Ajoute le coulis de tomate, les pois chiches et le sel. Fais cuire à feux doux 15 minutes. Si tu veux, ajoute lait de coco où crème.

Le curry de pois chiches, les accompagnements

Je sers mon curry de pois chiches avec une céréale et parfois d’autre légumes du moment, carottes, courgettes ….

Nos marchés à l’heure du Covid-19

A l’heure du Covid-19, nos marchés se réinventent. Depuis cette semaine, certains ont réouvert en mode drive. Voici mon retour sur le marché du dimanche matin de Mérignac Mondésir.

Les marchés en drive, comment ça marche ?

En cette période de pré-déconfinement, les marchés reviennent sur le principe du drive avec commande et retrait sur place. Pour faire vos courses, il faut déjà :

  • téléchargez la liste des commerçants . On la trouve sur le site de sa mairie en tapant marché Mérignac, marché Bordeaux …
  • http://www.merignac.com/actualites/marche-drive
  • Ensuite, prenez contact directement avec vos producteurs par SMS . Chacun a son mode de fonctionnement : site ou liste de produits disponibles à la vente. Vous envoyez votre panier. La commande sera à retirer le jour du marché. Paiement comme d’habitude par chèque, espèces ou CB.
  • Sur place, le marché est organisé en cercle autour de la place. On entre par un point d’accueil qui dispose de gants et gel hydroalcoolique.
  • On va récupérer sa commande en restant derrière les barrières symbolisées par du ruban de chantier.

Marche de Mondésir, les producteurs sélectionnés par Sophie Juby

Pascale et Alysson Rolland, maraîchers en Charente Maritime.
  • EARL Chaval – Guillaume Chaval, 06 70 28 70 51; éleveur de volailles . Vente de poulets, canards, entiers ou à la découpe. Oeufs …
  • De Pizzol Frédéric, 06 10 72 26 01 – distributeur de fruits et légumes du Lot et Garonne. Très grand choix et prix sympa.
  • Rolland Pascale, Productrice de fruits et légumes en charentes. Légumes de saison en agriculture raisonnée. Mention spéciale pour ses superbes tomates de plein champs à partir de juin. Et toute l’année pommes de terre, carottes, salades, oignons, ail … en ce moment radis, asperges, fraises, concombre. Pascale sera aussi présente sur le marché de Caudéran du mercredi à la Piscine Sthéhélin.
  • Daniel Philippe, 06 09 89 45 96 – producteur de fraises
  • Recappe Jean-Claude 06 87 42 43 80 – producteur d’asperges blanches. Petite exploitation de 1,5 hectares en blayais.

Le marché en mode drive, 5 bonnes raisons d’y acheter.

Le marché, c’est :

  • un lieu de vie indispensable à la ville. un point de rencontre en ruraux et citadins
  • un espace de vente pour les producteurs locaux, le débouché naturel de l’agriculture familiale.
  • l’endroit idéal pour acheter des produits de saison.
  • un lieu d’expérimentation pour les start-up de l’alimentaire, petites conserveries…
  • un modèle économique vertueux où le consommateur paie un prix modéré pour un produit d’une extrême fraîcheur et où le producteur peut espérer un juste prix.

Alors, à vos paniers, demain pensez à retourner au marché de votre quartier. Le marché en mode Covid-19, c’est possible.

Buddha Bowl à la truite d’Aquitaine

Dans cette recette de Buddha Bowl, j’associe Japon et Aquitaine. Je pars d’un riz japonais cuisiné façon sushi et je lui associe un pavé de truite d’Aquitaine. Le poisson frais est mis à mariner dans une sauce soja -gingembre.

Cette recette hyper facile s’adresse à tous les fans du Japon en manque de voyage et de bon restaurant.

Buddha Bowl à la truite, les ingrédients pour 4 personnes

Dans la liste ci-après, je vous donne les ingrédients originels et aussi des idées pour pallier aux manquants. Les puristes n’utilisent que des ingrédients Japonais. De mon côté, je préfère adapter une recette exotique avec les produits de mon placard. Je ne vous recommande pas d’acheter des choses qui une fois entamé ne vous resservirait pas. Je pense notamment au saké, ou au vinaigre de riz. Le vinaigre de cidre, un super aliment, fait très bien le job.

Et en période Covid, on innove. Par exemple, faute de ciboulette, j’ai utilisé les tiges d’un oignon qui commençait à pousser.

Par contre, je ne transige pas sur le poisson . Pitié pas de saumon. C’est plein de mauvaiseté. A défaut de truite, choisissez une espèce locale . La daurade est parfaite.

Riz à sushiTruite marinée
300 gr de riz japonais ou riz rond500 gr de pavé de truite
400 ml d’eau1 cm de racine de gingembre
65 ml de vinaigre de riz ou de cidre1 gousse d’ail
1/2 cuir à café de sel1 cuillère à café de sucre
50 ml de saké ou le mélange 30 ml de vinaigre de cidre + 20ml d’eau
2 cuillères à café d’algue en morceaux2 cuil à café de sauce soja japonaise
1 concombreQuelques brins de ciboulette
2 cuillère à café de grains de sésame, à défaut de tournesol
Buddha Bowl à la truite d’Aquitaine, les ingrédients

Le riz à sushi aux Algues

Pour cuisiner le riz, j’ai suivi une recette tiré de Suhis & compagnie aux Editions Marabout

Voici le pas simplifié

  • Comment par laver le riz à l’eau froide. Change l’eau quatre fois. Puis laisse le riz tremper 1/2 heure.
  • Dans une casserole, mets le riz et les 40 ml d’eau. Porte à ébullition puis fais cuire 10 minutes à feu doux. Laisse reposer 10 minutes
  • Pendant le repos prépare l’assaisonnement avec le vinaigre, le sucre et le sel.
  • Verse le riz dans un grand plat plat. Arrose avec l’assaisonnement et remue délicatement avec une large cuillère en bois ( une cuillère à riz, c’est mieux). Il faut mélanger sans écraser le riz. L’idée, c’est de refroidir le riz.
  • Ajoute les algues et remue encore.
  • Réserve le riz sans le mettre au frigo, il deviendrait tout dur. Il se consomme dans la journée. Ne pas faire d’avance.
Riz à sushi aux algues de Bretagne

La truite marinée au gingembre

  • lave tes filets de poisson, enlève la peau et les arrêtes. Découpe en morceaux, cubes ou lamelles. Réserve
  • Dans un mini mixeur, hache le gingembre et l’ail.
  • Dans un grand bol, mélange le Gingembre et l’ail haché, le sucre, la sauce soja, le saké ( à défaut du vinaigre de cidre) et quelques brins de ciboulettes. Ajoute le poisson. Remue. Couvre et mets au frais 30 minutes.
  • Dans un poêle, mets à griller à sec les graines de sésame ( à défaut graines de tournesol ou cacahuètes)

Le buddha bowl Asie-Aquitaine-Bretagne

Buddha Bowl à la truite d’Aquitaine

Mon buddha bowl à la truite d’Aquitaine, c’est hyper facile. Au moment de servir, tu répartis tes préparations dans 4 bols.

Cela donne pour chacun :

Riz à sushi aux Algues + Truite marinée + 1/4 de concombre tranché

Risotto aux asperges vertes, une recette simple.

Une recette toute simple de risotto aux asperges vertes, par Sophie Juby . C’est gourmand, croquant et facile. 15 à 20 minutes pas plus. Enjoy.

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 500 gr d’asperges vertes du marché. 
  • 250 gr de champignons de Paris
  • Risotto 
    300 gr de riz, celui que j’ai sous la main.
    40 grammes de beurre (Bretagne, mon pays)
    10 cl de crème fraîche liquide ou du mascarpone
    3 cuillères à soupe de Parmesan rapé
    Sel, poivre
Pour plus de gourmandise, on augmente la quantité de crème et de fromage

Je mets à cuire mon riz à l’eau en 10 minutes, sans surveillance. Je me consacre aux légumes.

Cuisson des légumes :

Les champignons : je les lave, les hache et je les fais revenir doucement au beurre. 10 minutes. (souvent je fais cela le dimanche après le marché et je conserve un bol plein pour ma cuisine de la semaine)

Les asperges : Je coupe et j’épluche la base. Je les mets à cuire 3 minutes dans de l’eau salée. J’ajoute les têtes. Je poursuis la cuisson 2 minutes. J’égoutte dans de l’eau glacée pour garder la couleur verte.

J’assemble

Dans une poêle, je mets à fondre 20 grammes de beurre. Je fais revenir les asperges. J’ajoute le riz, les champignons, du poivre. Je remue. 

Ensuite, au choix 20 grammes de beurre, 20 Cl de crème ou 2 cuillères à soupe de mascarpone.

Et deux poignées de parmesan.

Et c’est tout, vraiment toute simple cette recette de risotto avec asperges vertes de Sophie Juby .

Variante : on peut corser avec des olives noires hachées et aussi faire revenir de l’oignon avec les champignons. En mode carnivore, ajoutez du jambon cru ou des petits lardons de la ferme.

Les restaurateurs Bordelais innovent pour sauver leur peau

Face à la pandémie du COVID 19, certains restaurants tentent de relancer leur activité. Le 11 mai, pas de réouverture pour les bars et les restaurants.

Un café en terrasse, le rêve. Mais c’est pas pour demain. C’est certainement une bonne mesure pour notre santé. C’est une catastrophe économique à venir pour le monde de la restauration.

Voici en partage quelques bonnes adresses qui proposent un menu à emporter en semaine

Mise à jour le 12/05/2020

La France est entré en déconfinement hier. Côté restaurants, rien de nouveau malheureusement, les chefs attendent toujours une autorisation d’ouverture . Pour sauver leur peau, ils sont de plus en plus nombreux à proposer leur carte à emporter.

Hier après deux mois de cuisine maison, de produits locaux et de recettes bien-être, j’ai eu envie d’une bonne pizza napolitaine . J’ai commandé à la Trattoria da Bartolo à Saint Augustin.

C’est le patron Bartoloméo qui gère les commandes. Derrière son masque, il continue à accueillir le client avec toute la chaleur du sud. Pourtant sa situation, comme celle de ses confrères, est délicate. Avec 45 personnes en chômage partiel, ce dynamique entrepreneur a quelques soucis. Il devient urgent de rouvrir même en mode dégradé.

En attendant, La Trattoria da Bartolo s’emporte et c’est un vrai bonheur. Voici quelques photos de notre pizza party.

Les menus à emporter chez nos chefs Bordelais

Le fonctionnement est souvent très simple. On passe commande la veille, on vient chercher dans un créneau donné.

  • le Cent 33 – 25€/pers – à commander sur le site http://www.cent33.com et à venir chercher 133 rue du Jardin Public
  • Atelier des Faures assiette à 14€ /pers et menu complet 24€ – à commander par mail atelierdesfaures@gmail.com ou par SMS au http://0986424545 . Retrait 48 rue des Fautes – quartier Saint Michel
  • Tentazioni – Environ 25€ mais plat seul 12 à 15€ – à commander sur le site : https://www.tentazioni-bordeaux.fr/-menus-a-emporter.php – à venir chercher 59 rue du Palais Gallien
  • Julien Cruège – 19€ /pers – à commander par SMS au 06 86 41 80 98 et à rechercher 245 rue de Turenne – proche des Boulevards- Cauderan –
  • Le Pavillon des Boulevards 25€ /pers à commander la veille par SMS au 06 01 13 51 13 et à rechercher 120 rue Croix de Seguey – proche de la barrière le midi.

Uniquement le Week-end

La cuisine du monde à emporter

Le Mampuku pour voyager mais uniquement le week-end. C’est une des adresses favorites des foodies. Un mélange Asie-Méditerranée qui déchire. en mode confinement, c’est un menu à 21€ à venir chercher 9 rue Ausone à Bordeaux

à commander sur le site : https://www.mampuku.fr

Les bistro bordelais à emporter

  • La Tupina. 6 rue Porte de la Monnaie
  • Pendant le confinement, il est possible de commander à La Tupina par téléphone des côtes de bœuf, magrets de canard, poulets rôti, frites cuites dans la graisse d’oie.. Pour passer commande, il suffit de réserver par téléphone au 05.56.91.56.37 ou SMS au 06.70.77.13.47

L’expérience du Cent 33

  • Dès le début du confinement le restaurant se met en mode à emporter. Emilie et Fabien Beaufour imaginent une action solidaire. Avec un marché financé d’abord sur fonds propres puis avec le soutien de fournisseurs ( Métro – artisans boulanger du quartier) le chef réalise des repas qui sont distribués gratuitement aux soignants sur réservation. Après 15 jours d’engagement, le Cent 33 passe le relais à d’autres structures et commence le drive pour ses clients.
  • le fonctionnement aujourd’hui: un menu unique valable la semaine . Le client réserve sur le site du restaurant http://www.cent33.com . On renseigne le nombre de couvert et l’heure de collecte soit le midi, soit entre 18 h et 20 h.
  • Est-ce suffisant pour faire vivre un restaurant ? Non clairement non. Contactée par téléphone, Emilie Beaufour me le confirme. Le Click and Collect permet seulement de payer une partie des charges fixes, de survivre et de garder l’affaire en ordre de marche. Cela ne paie ni le loyer, ni les emprunts.

Et demain ? Quel visage pour le restaurant de l’après Covid

Difficile de faire des prévisions sur l’avenir. Ce qui est certain, c’est que le travail en restaurant ne sera plus comme avant. De nouvelles règles d’hygiène s’imposeront. Port du masque, de gants et distanciation sociale sont les sujets à travailler.

En attendant le restaurant de demain, il faut que celui d’aujourd’hui vive. Alors si vous le pouvez, soutenez par vos achats vos adresses de quartier.

Le click and collect, c’est la réponse d’aujourd’hui pour la restauration traditionnelle.

Liste des restaurants qui s’emportent

Depuis la publication de cet article, vous êtes nombreux à me signaler vos adresses favorites qui ouvrent leur drive. Je sais que vous aimeriez me voir travailler le sujet plus en profondeur. J’aurais adoré citer toutes les adresses mais je manque de temps pour traiter le sujet.

Comme certains le savent, je suis en plein crowdfunding pour mon roman. Et pour dire vrai, blogger bénévolement est un luxe que je ne peux me permettre en ce moment.

Si vous souhaitez que je continue à publier un contenu de qualité, sans publicité, n’hésitez à participer au financement de mon livre. A un moment, il faut bien sortir de la gratuité.

Et si vous ne lisez pas, il y a l’option du Don à la Maison Rose. Pour 15€ , vous offrez un livre à ce lieu de vie formidable où des femmes touchés par le cancer trouvent informations et soutiens.

Allez je termine voici le lien pour participer pour ceux qui le souhaitent:

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/trop-tard-pour-avouer-le-soft-polar-de-sophie-juby/tabs/description