Le guide Michelin à Bordeaux, remise des étoiles

Ce lundi, la team Métro de Bordeaux Lac remettait aux chefs étoilés leur plaque Michelin 2020. Imaginez toutes les stars de Gironde et au delà réunies au Palais de la Bourse de Bordeaux. OMG, quelle incroyable concentration de talents.

Et pourtant, Les nouvelles stars l’ont joué modestes. J’aurais aimé qu’ils nous parlent un peu mais ils sont resté discrets. Alors pour les non-initiés, je rappellerai juste que cette plaque de 30cm2 représente un travail fou, des heures derrière un piano, des années d’abnégation où le chef ne compte pas ses heures. On parle de souffrance mais aussi de passion, de plaisir à partager, à donner chaque soir le meilleur. Car l’étoile récompense la maîtrise, la technique, la créativité mais aussi la constance, la régularité.

Le Guide Michelin, l’incontournable référence

La plaque rouge, c’est une très belle reconnaissance. Le Guide Michelin reste la référence absolue en cuisine. Aucun autre classement n’est venu bousculer cette institution. Décrocher l’étoile, la première, la seconde ou la troisième c’est l’ultime récompense, le graal.

Alors bravo encore aux lauréats et longue route aux nouveaux étoilés. Que ce petit livre rouge ne vous enferme pas dans une dogmatique mais qu’il vous donne l’envie de continuer à faire briller l’excellence à la française.

Les Nouveaux ⭐️ au Guide Michelin 2020

Victor Ostronzec, restaurant le Solena à Bordeaux.
François Sauvêtre et l’équipe de l’Oiseau Bleu à Bordeaux
Giovanni Pireddu et l’équipe de Tentazioni à Bordeaux
Yohan amado de La Maison Claude Darroze à langon

Le Skiff Club, nouveau ⭐️⭐️ à Arcachon

Stéphane Carrade, chef de l’Hôtel Haïtza à Arcachon et son directeur de salle

et en bonus, deux stars de Bordeaux

La remise de plaques, c’est aussi une occasion de rencontre entre chefs. Nos super stars à l’agenda hyperbooké ont profité du moment pour échanger autour d’une coupe de Champagne.

Tanguy Laviale, restaurant Garopapilles et Vivien Durand du Prince Noir à Lormont

Ce lundi 24 février 2020, on remettait aux chefs étoilés leur plaque Michelin 2020.

La Yole de chris, le bistro de Christopher Coutanceau

La Yole de Chris, un bistro face à la mer

L’adresse bénéficie d’un emplacement incroyable. On est dans la continuité du vieux port de la Rochelle. Le restaurant est posé face à la baie. Devant, c’est la plage de la Concurrrence. Le bâtiment, une construction moderne, est divisé en deux. D’un côté le restaurant gastronomique, trois étoiles Michelin depuis 2020 et le bistro flanqué d’une belle terrasse.

La Yole de Chris, le bistro de Christopher Coutanceau

Un bistro au décor contemporain

Pour son bistro, le chef Christopher Coutanceau a imaginé un décor résolument moderne en accord avec l’architecture du bâtiment. On accède à la vaste salle à manger par la terrasse. A l’intérieur, on est dans un univers brasserie avec de longues tables d’hôtes à partager, un bar comptoir, un ballet de serveurs et une courte carte doublée de suggestions à l’ardoise.

Les convives sont assis perpendiculairement à la cuisine ouverte. Ici tout est transparent, on peut voir son poisson à l’étal puis en suivre la cuisson et la découpe. Celle-ci se fait en salle. La Yole de Chris emprunte à la table gastronomique le service au guéridon. C’est toujours très sympa de voir le poisson arriver entier et être préparé devant soi.

Autre emprunt à la table de chef : La vaisselle de chez Gien, les couverts stylés, les serviettes épaisses en coton amidonné. La Brasserie est à la hauteur de la réputation du chef, trois étoiles Michelin depuis 2020.

La Yole de Chris : le menu

Que mange-t-on chez Christopher Coutanceau ? Du poisson, des fruits de mer, ici, c’est une évidence. Le chef, surnommé le cuisinier pêcheur met au menu de son bistro la pêche locale et celle de la côte atlantique.

Les entrées à la carte ont le goût des vacances à la mer : huîtres, palourdes, araignées, crevettes et homard breton. Je n’oublie pas le plateau de fruit de mer, l’incontournable assortiment d’un restaurant de bord de plage. il y a aussi la soupe de poisson, le carpaccio de lotte ou les couteaux au beurre d’algues.

Pour suivre, on a le choix entre de la seiche, des Saint Jacques ou de la sole de petit bateau. À l’ardoise, la pêche du jour, c’était en février des poissons nobles à partager avec sa(son) chéri(e). Sole, turbot, barbue ou Saint Pierre.

Les accompagnements, les sides, sont à choisir entre chou, risotto, frites, écrasée de pomme de terre ou salade. Foncez sur la purée au bon goût de beurre et oubliez les frites (servies très très colorées)

Pour terminer des profiteroles, un riz au lait ou un café gourmand. Juste une petite note sucré comme chez mémé.

Nota : si vraiment, vraiment, vous souhaitez manger carné, c’est possible. À la carte : escargots, tartare de boeuf, pluma ibérique et côtes d’agneaux.

Les photos de notre déjeuner

On est donc bien dans l’idée d’une brasserie de ville maritime. L’exceptionnel dans l’histoire, c’est la qualité des produits et la réussite des cuissons. Ceux qui aiment le vrai poisson, sauvage, frais et parfaitement cuisiné apprécieront. J’ai adoré ma barbue servie accompagnée d’une sauce vierge acidulée. Tous les poissons sont cuits dans un barbecue en terre cuite inspiré des Kamado japonais. Le Big Green EGG combine deux modes de cuisson celle du feu de bois et celle du four. Au final, on a le moelleux et l’incomparable goût de fumé. Juste magique. A la Yole de Chris, on utilise des charbons de bois spéciaux ( argentine) qui donnent aux préparations des parfums incroyables.

Je n’ai pas parlé des vins. On a pris au verre, un petit Chablis bio de la Chablisienne 7€. cave coopérative assez connue. Facile. A la bouteille, la sélection est centrée sur la France. Joli choix en Loire, et ensuite quelques flacons de toutes les régions.

Voilà, l’adresse mérite de figurer dans votre liste de table où bien manger. La Rochelle est une ville fabuleuse au printemps. Entre une flânerie sur le port et une visite de l’aquarium, la Yole de Chris est le bistro qu’il vous faut pour une pause gourmande.

La Yole de Chris, les informations pratiques

  • 5 allée du Mail, 17000 la Rochelle – 05 46 41 41 88
  • ouvert tous les jours, toute l’année.
  • menu déjeuner 27€ ; Entrée + Plat 21€
  • menu enfant 13€
  • A la carte comptez 60€ sans les vins, ça pique un peu pour le midi. Mais bon le poisson sauvage, cela se mérite.

BIG, bistro Girondin, une adresse 7/7

BIG, c’est l’adresse idéale pour ceux qui veulent manger bon, pas trop cher sans se prendre la tête avec les réservations. Le restaurant restaure tous les jours, c’est facile. Avec Big, bistro girondin, on est dans le registre de la brasserie traditionnelle ouverte 7/7.

Un décor typique de bistro parisien

Chez Big, le décorateur s’est fait plaisir. il a utilisé tous les codes du bistro : murs carrelés de miroir, lustres en verre dépoli, bar monumental et banquettes en moleskine. Le bonus, c’est le superbe sol en carreaux de ciment découvert lors des travaux de rénovation. Avec sa patine, ses manques et ses carreaux marqués par le temps, il apporte une touche d’authenticité à l’ensemble. L’effet est assez bluffant. On se croirait dans un lieu chargé d’histoire.

Murs carrelés de miroir, suspensions Art Déco et banquettes en moleskine,
Une vraie ambiance Brasserie chez BIG, Bistro Girondin

Côté cuisine, BIG mise sur les classiques

La carte fait le bonheur des amateurs de cuisine traditionnelle. Chez Big, bistro girondin, on mange français. Pépé ne serait pas déçu, ses plats favoris sont au menu. Son fils appréciera une cuisine tranquille mais bien faite. Pour faire passer, une offre de vin au verre bien balancée et à prix doux. A la bouteille, le client peut choisir de rester àBordeaux ou de se balader en France. Toutes les régions sont représentées.

Menu du jour à ou à la carte

Le déjeuner chez BIG, bistro Girondin

Voilà, BIG, Bistro Girondin, c’est un restaurant à mettre dans votre eat list. Pour un dimanche ou un lundi, c’est un super plan. Et si vous avez des copains étrangers, pensez à BIG. Le combo décor bistro + cuisine traditionnelle française, cela fonctionne toujours.

BIG, bistro Girondin

64 rue Saint Rémi, 33 000 Bordeaux

Ouvert du lundi au dimanche

Paradoxe, le restaurant de Christophe Girardot

En janvier j’ai testé le nouveau restaurant de Christophe Girardot : Paradoxe.

Christophe Girardot chez lui, presque à Bordeaux

Voilà vingt ans que Christophe Girardot participe à la scène culinaire. Il est resté fidèle à Bordeaux, sa ville natale. Je l’ai connu à la Table de Montesquieu, une superbe adresse gastronomique à la Brède. A l’époque, le chef avait installé, en toute liberté, une cuisine créative servie par des présentations ludiques. Le pot au feu déstructuré était déjà à la carte. je me souviens des oeufs servis en coquille dans leur boîte carton et de la brochette de Saint Jacques posée sur un verre à Bourgogne. Un dîner à la table de Montesquieu, c’était une réelle expérience gastronomique dans un cadre très contemporain. J’en ai gardé un merveilleux souvenir. J’ai encore à l’oreille le petit zézaiement du serveur. En neuf mois, le restaurant avait gagné une étoile au Michelin. nous étions tous conquis. la belle aventure s’est terminé en 2012. Tristesse.

En 2014, nous retrouvons Christophe à la Guérinière, une table réputée à Arcachon. Voici pour mémoire l’interview du chef réalisée à cette époque :

La parenthèse bassin a duré quatre ans. Puis les propriétaires de l’hôtel restaurant ont vendu leur affaire. Christophe Girardot a fait une pause, une jolie balade à moto. En 2019, il reprend du service avec Paradoxe. Le chef rachète l’ancien Cape à Thomas Brasleret. Après vingt ans chez les autres, voici le chef enfin chez lui. The dream comes true.

Paradoxe, une adresse atypique en banlieue bordelaise

Il faut quitter Bordeaux, prendre le pont d’Aquitaine et rejoindre la rive droite pour trouver Paradoxe. L’emplacement du restaurant est assez inhabituel. On n’y viendra pas par hasard.

Imaginez un coin de banlieue à quinze minutes du centre ville, un quartier résidentiel fait de pavillons des années soixante dix et là un restaurant caché derrière une façade toute simple.

Certains Bordelais ne sont pas surpris. Ils sont nombreux à avoir fréquenté les lieux du temps de son créateur Nicolas Magie. Avant de reprendre les cuisines du Saint James en 2012, Nicolas Magie avait fait de la Cape un îlot gourmand. Le chef avait même accroché l’étoile en 2004.

Paradoxe : un défi

Reprendre la Cape, redonner à l’adresse toute son attractivité ne sera pas simple. Pour Christophe Girardot, le challenge est de taille. A Bordeaux, les talents sont nombreux, la concurrence est rude. Pour autant, le chef ne manque pas d’atouts. Il dispose d’un fan club et d’une clientèle fidèle qui le suit depuis la Table de Montesquieu. Il est surtout riche de toute l’expérience acquise au fil de sa déjà longue carrière. C’est un passionné, un gros travailleur qui s’est doté d’un répertoire original. Sa cuisine créative, ses assiettes architecturées, ses recettes bien ancrées dans le Sud-Ouest mais boostées aux saveurs d’Asie contribuent à faire d’un dîner chez Paradoxe, un moment unique.

Pour relever le challenge de Paradoxe, je n’oublie pas Solène Lemonnier, le second, en cuisine. La jeune femme qui a suivi son mentor à Cenon forme un binôme de choc avec le chef. On a hâte de trouver à la carte une de ses créations.

Paradoxe, une cuisine tatouée Girardot

Et au menu chez Paradoxe ?

Le chef nous régale de ses plats signatures. Ceux qui suivent la bibliographie de Christophe Girardot reconnaîtront son style, une cuisine précise, des recettes sur le goût, sur le bel ingrédient. Le chef aime jouer avec les volumes et les formes. Il enferme ses préparations dans un monde géométrique. Cubes, sphères et rectangles s’invitent dans l’assiette. Paradoxe, c’est une cuisine inspirée de Picasso période cubisme.

Le menu du soir s’articule en quatre plats précédés d’une mise en bouche punchy et colorée. Le menu surprise joue avec nos sens. L’oeil s’émerveille des constructions délicates, la bouche se calîne de saveurs gourmandes.

Voici en images, une soirée de janvier 2020

Le pigeon amoureux d’un foie gras de canard, en pelote de pomme de terre

Je n’ai pas testé mais on trouve à la carte ce plat incroyable. Pour l’avoir vu en show – cooking, j’ai une fascination pour l’inventivité de Christophe. J’adore son usage de la machine à découper les légumes et sa faculté à transformer une pomme de terre en tagliatelle.

Le pigeon est entièrement désossé, rôti au beurre. Puis il est amalgamé en boules avec du foie gras cru et enveloppé dans une feuille de blette. L’ensemble est entouré de la pomme de terre en fialment . Avant le service frit à 160° et servi avec le jus réduit.

Œuf imaginaire au caviar d’Aquitaine, barres de butternut confites sous un voile de lard de Colonnata.

L’oeuf au noir, Soulages aurait pu l’imaginer. La recette est du chef Girardot. Je l’ai trouvé dans l’inventaire gourmand du Sud-Ouest. La coque est faconnée dans du beurre pommade parfumé au caviar séché. Elle est remplie d’un jaune d’œuf et de caviar puis soudée, refroidie, recouverte d’une fine chapelure teintée au charbon actif. La préparation est conservée au froid et passé en friture  à 175° avant de servir . 

Dans l’assiette, l’œuf est posé sur un socle fait de butternut confit recouvert d’une fine tranche de lard colonatta.

L’Oursin et sa mouillette « croque mer »

Je termine ma présentation de Paradoxe par l’oursin et sa mouillette croque-mer. Le plat est servi dans une coque de porcelaine façonnée comme un oursin. C’est une salade céleri-pomme verte, avocat et oursin. Elle est assaisonnée d’une émulsion oursin et citron yuzu et accompagnée de sa mouillette beurrée. Celle-ci se compose d’une tranche de pain de mie taillée en rectangle, dorée au beurre et garnie de délicats morceaux de crevettes et oursins. plantes comestibles et feuille d’or en bonus.

Cette entrée résume tellement bien le style du restaurant.

Nous sommes dans le registre de la gastronomie créative. Les fondamentaux sont là : salle confortable, tables nappées de blanc, une mise en scène sublimée par une vaisselle originale avec une assiette dédiée à chaque plat. Une carte des vins bien balancée entre les régions françaises. Et l’essentiel, un chef qui donne avec générosité, qui prend plaisir à partager son idée de la cuisine.

Paradoxe, une nouvelle adresse dans la eat list des Bordelais.

Voilà, Paradoxe c’est donc une nouvelle bonne adresse sur Bordeaux. Elle doit absolument figurer dans votre eat list du moment. Je vous la recommande pour un diner entre amis gastronomes. Pour les amoureux, c’est aussi une idée. Cela manque peut-être un peu de glam. Sans chercher les paillettes, j’aimerais un peu de fantaisie et de chaleur en salle. Côté déjeuner, je vois bien un rendez-vous d’affaires. Les tables sont très espacées, le service courtois, c’est parfait pour le business.

Paradoxe à Cenon, c’est le nouveau restaurant de Christophe Girardot.

Paradoxe

  • 9 Allée de la Morlette, 33150 Cenon – 05 57 80 24 25
  • mardi au samedi midi et soir
  • menu midi 32€, le soir 65€.

Michelin 2020 : un Bib gourmand pour le Cent 33

Le Michelin 2020 récompense Fabien Beaufour du restaurant le Cent 33

Bravo à Fabien et Emilie Beaufour et à toute leur équipe. Le Cent 33 obtient un Bib gourmand dans la nouvelle édition du guide Michelin. Cette distinction salue un restaurant qui propose un menu Entrée+ plat+dessert à moins de 34€

Pour les amateurs de gastronomie, ce Bib gourmand n’est pas une surprise. La table de Fabien Beaufour s’est fait une belle place sur la scène culinaire Bordelaise. Un an après son ouverture, le restaurant fait toujours le buzz et il faut réserver au moins huit jours à l’avance pour le dîner. Fan de l’adresse depuis son ouverture, voici ce que j’ai écrit dans mon guide : le Meilleur de Bordeaux.

Le Cent 33, coup de coeur du Meilleur de Bordeaux 2020

En bordure du quartier des Chartrons si riche en spots à manger, Fabien et Emilie Beaufour ont investi un bel espace éclairé par de grandes baies vitrées. Pour leur concept de gastronomie à la carte, ils ont travaillé sur le confort des convives, la chaleur des matières naturelles et la pluralité des modes de dégustation. Au Cent33, vous pouvez diner comme en cuisine face à la Robota, le gril japonais. Le chef évolue sous vos yeux en mode show-cooking. Vous pouvez partager la table d’hôtes avec vos copains. Sinon, vous choisirez de vous isoler en amoureux, de créer votre bulle d’intimité. Les tables sont bien espacées, les chaises en velours orange, moelleuses. 

La table est mise avec soin. Les arts de la table sont à l’honneur. La vaisselle est en grès beige et  le couteau est designé pour le Cent 33 par la coutellerie du Périgord. Avec son manche en bois, il balance entre l’objet d’art et l’outil de l’artisan. La fourchette-cuillère, la georgette, participe aussi à l’originalité du Cent 33. 

Le Cent 33, coup de coeur du Guide Sophie Juby, édition 2020

Le Cent 33, le menu

Ici commence l’expérience Cent33. Vous allez choisir, pas de diktat du menu unique. Vous serez servi rapidement de bouchées apéritives, de petites assiettes. Les plats arriveront en suivant, fini le temps d’attente. La table se couvre de mini plat assortis. Nous sommes comme au spectacle, comme au feu d’artifice, les sens en éveil. N’hésitez pas à tout goûter : les gougères au comté, les gnocchis au citrons confit, petites billes gourmandes ou le fois gras aux agrumes déguisé en clémentine qui vous dit mange moi. Ne passez pas à côté du déjà cultissime poulpe en salade tiède. Le chef sert la star des cuisines hispaniques tiède accompagnée d’un crémeux d’avocat, de salicorne croquante et de pamplemousse. Le poulpe a cuit sept heures pour gagner en tendresse. Il sera frit  au dernier moment pour un côté croquant. Une tuerie. 

La salade de poulpe, le plat iconique du Cent33

Pour le final, n’hésitez pas entre le tout choco (ganache sur base de biscuit cacahuète, feuillantine, caramel salé et glace au pop-corn) et les madeleines. Prenez les deux. Le dessert de mamie est tout simplement divin. La madeleine en taille mini se prend du bout des doigts, se trempe dans une crème légère parfumée à la fève tonka et se déguste en multiples façons. Entre copain, elle s’invite  au café. Avec votre chéri(e) vous ferez l’expérience d’une bouchée gourmande à offrir comme une promesse, une invitation à d’autres jeux. 

Pour Plus d’info sur le restaurant, je vous renvoie sur mon premier article.

Un autre Big gourmand en Gironde : la table d’Inomoto

Bravo au Chef Seiji Inomoto. Son restaurant de Saint – André de Cubzac, la table d’Inomoto entre aussi au guide avec un Bib gourmand. J’avoue ne pas connaître cette adresse mais je me suis promenée sur le site du restaurant et cela donne terriblement envie. Je prends note pour un voyage au Japon à 30 minutes de Bordeaux.

L’ annonce des Bibs gourmands entretient le Buzz autour du Michelin mais le vraie date , c’est le 27 janvier. Ce jour là, le Michelin dévoilera les étoilés de 2020. Qui seront les recalés, les promus ? Le suspense est total. On se donne RDV le 27 pour commenter les + et les – .

Caviar de Neuvic lance son bar à caviar à Bordeaux

Premier restaurant-boutique pour Caviar de Neuvic

Boutique de Neuvic Bordeaux

Laurent Deverlanges a choisi le passage Sarget, un lieu emblématique de Bordeaux pour sa première boutique de province. Il installe sa marque au coeur du triangle d’or.

Laurent Deverlanges, fondateur et directeur de Caviar de Neuvic

La boutique de Neuvic : Vente et dégustation

Le magasin est conçu comme un lieu de vente pour l’ensemble des produits de la gamme Neuvic. Le caviar reste la star de l’assortiment. il est présenté sous différents conditionnements de la mini boîte de 30 gr (à partir de 69€) au format extraordinaire de 500 gr.

Le consommateur peut aussi se faire plaisir aves des produits dérivés : sel aromatisé au caviar séché, beurre de caviar, rillettes d’esturgeon, oeufs de saumon et d’autres spécialités de la maison. Les prix sont accessibles, les emballages raffinés bien dans l’esprit de la maison.

Caviar et Blanc de Fourcas-Hosten

Afterwork caviar à la boutique de Neuvic

En plus de ces offres à emporter, la boutique de Neuvic sera un lieu pour déguster sur place. Au rez-de-chaussée, on sera dans une formule tapas. A l’étage, un restaurant de 16 couverts sera ouvert à partir de février 2020. On y servira des plats simple boostés par une touche généreuse de caviar. Il est prévu de servir du vin ou de la vodka pour accompagner cette cuisine. Le Château Fourcas-Hosten blanc, un Listrac -Médoc propriété des actionnaires de Neuvic sera naturellement un des domaines phare de la future carte des vins. Nos afterworks ne seront plus jamais les mêmes.

La gamme Caviar et dérivés de Caviar de Neuvic

Le domaine de Neuvic

  • création en 2011 par Laurent Deverlanges
  • Un domaine au coeur du Périgord Blanc
  • 5 millions de CA en 2018
  • 45 salariés
  • Un caviar d’excellence
  • production en eau courante et esturgeons nourris en bio

Le poisson, de race sibérienne, atteint sa maturité au bout de sept à huit ans. Son élevage demande patience et soins. Luxe absolu, produit rare et précieux, le caviar est un met que l’on doit attendre.

Le Caviar de Neuvic révèle ses saveurs iodées, beurrées et cette magnifique longueur en bouche.

L’Avant Comptoir du Palais : le néo Bistro Camdeborde à Bordeaux

Le combo tendance : Camdeborde, Bistro et bars à vins

L’Avant Comptoir du Palais c’est une nouvelle adresse bien balancée entre le Bistro et le Bar à vins. A deux pas de la Porte Cailhau,Julien Camdeborde, neveu d’Yves, installe un concept déjà rodé sur Paris. A l’Avant Comptoir, on ira pour son ambiance sans chichi, ses charcuteries Basque, ses foie gras des landes et ses plats portions à partager. On se fera pas mal en rinçant tout cela avec des vins de vignerons, essentiellement bio.

Fidèle à la philosophie produit du chef Yves Camdeborde, L’ Avant Comptoir met en scène ses fournisseurs. Leurs noms sont tatoués sur le mur de la salle à manger. On y retrouve les fidèles du chef parisien.

Mon retour d’expérience : l’inauguration de l’avant Comptoir

Pour son inauguration, l’Avant-Comptoir avait invité la presse, les influenceurs Bordelais et ses fournisseurs. Voici en partage mon album gourmand

Chipirons, chorizo, et grenade + le Blanc de Château Lusseau

Quel plats

L’avant Comptoir du Palais, pratique

  • 2 place du Palais – place derrière la porte Cailhau
  • 05 57 14 94 85
  • ouvert tous les jours, sans réservation
  • tapas et plats portions à partir de 8€
  • Quelques suggestions comme la côte de boeuf à partager.

Trois Bordelais nommés Jeune Talent Gault et Millau 2020

Le Gault et Millau 2020 vient de sortir, le monde de la gastronomie est en ébullition. Tous les foodies avaient hâte de connaître le Palmarès. J’étais aussi dans l’attente et je suis ravie. L’édition 2020 distingue cinq jeunes talents en Aquitaine dont trois chefs bordelais Léo Forget, Florent Presse et Romain le Guillou. 

le Palmarès 2020 du Gault et Millau, une Surprise ?

Surprise pas forcément, les adresses primées sont déjà dans mon guide. Mais vrai satisfaction parce que les chefs récompensés méritent tellement cette distinction. Je suis 100% d’accord avec ce palmarès. 

Bô-tannique est un coup de cœur du Meilleur de Bordeaux 2019/2020

Mets Mots figure dans mon guide depuis la première édition en 2018.

Bô-tannique et Mets Mots, un ADN commun

Que peut-on dire de ces deux adresses, de leurs chefs ?

Les trois lauréats ont bâti leur concept sur les mêmes fondamentaux :

  • Un CV musclé, un parcours chez les plus grands qui leur a donné des bases techniques solides. 
  • Une cuisine créative, de saison aux cuissons parfaites
  • Un sourcing de qualité
  • Une envie de faire de la gastronomie à prix maîtrisés avec un menu très accessible le midi et une offre plus travaillée le soir. Dans les deux restaurants, on déjeune au environ de 20€. Le soir, on peut se faire plaisir pour moins de 40€
  • Une réussite en équipe. Mets Mots, c’est trois associés : le chef Léo Forget, sa femme Marion et Romain Grenet en salle. Bô-Tannique c’est trois copains de lycée : Florent Presse, Romain le Guillou et Guillaume Rossi qui anime la salle.

Ma dernière expérience ?

Un déjeuner chez Bô-tannique en octobre autour des produits de la mer. On  a commencé par une soupe de moule crème réa, avocat et pomme Granny aux parfums de noix de coco, de citronnelle et de curcuma. Cela ressemble à un curry. Le chef prépare une pâte d’épices avec du gingembre, de la citronnelle, des feuilles de citron et du curcuma. Il fait revenir à cru puis ajoute le jus de cuisson des moules, fait réduire, passe et ajoute de la crème de coco. Une tuerie.

Pour suivre on a eu un pavé de cabillaud et écrasé de pomme de terre. C’est assez simple. Mais la hollandaise, ohlala, onctueuse et généreuse. Carrément top.

En Final, choisi dans les desserts de la carte : une Pavlova aux figues, crème vanille mascarpone, glace au whisky et ganache Ovaltine.

Le Palmarès complet en nouvelle Aquitaine

  • Florent Presse et Romain Le Gouillou – Bo-tannique (Bordeaux)
  • Léo Forget – Mets Mots (Bordeaux)
  • Thibault Guiet et Manon Garret – Nomade (Labarde, Gironde)
  • Gautier Alvarez et Jonathan Vallenari – Maynats (Pau)
  • Flora Le Pape et Clément Guillemot – Choko Ona (Espelette, Pyrénées-Atlantiques)

BÔ – Tannique dans le blog – pour aller plus loin

Nouveau restaurant à Bordeaux: la Trattoria da Bartolo

Nouvelle adresse gourmande, la trattoria da Bartolo a ouvert en juin. Nous sommes à l’extérieur de l’hyper centre, proche du CHU. Bartoloméo Russo a choisi le quartier de Saint Augustin pour installer son bistro à l’italienne, un espace de 18 couverts dédié à la cuisine de son enfance. Il a quitté le centre ville de Bordeaux pour satisfaire ses clients de l’Oserai Pizzeria da Bartolo qui lui réclamaient une annexe.

Une Ambiance de bistro Napolitain

Le décor joue la simplicité, sol anthracite, murs carrelés de blanc et rouge et mobilier en bois. La cuisine ouverte est séparée de la salle à manger par un comptoir de spécialités italiennes. Ici, en bonus, Bartolo vend les fromages et charcuteries de la ferme de ses beaux-parents. 

Côté food, on retrouve l’essentiel de la carte du restaurant de centre ville: les planches de charcuterie, les pizzas et les pâtes. Les suggestions de la semaine sont à l’affiche sur les deux ardoises accrochées au mur.

le chef et le pizzaïlo, deux napolitains, travaillent sous nos yeux. je les surprends en pleine mise en place. Cela sent bon l’aubergine grillée et les légumes soleil.
J’ai hâte de gouter mais il me faut patienter,  j’ai rendez-vous avec Bartoloméo pour parler de sa nouvelle adresse.
Bartoloméo Russo, patron de la Trattoria da Bartolo

La Saga Bartolo, les moments clés :

La cuisine et toi c’est une histoire qui débute comment ? Je suis né dans une cuisine, à Naples. Mes parents tenaient deux restaurants, une pizzeria et un restaurant de poisson. J’ai grandi entre le four et la salle.

Pourquoi avoir choisi Bordeaux ?

L’amour ….

J’ai fait l’école hôtelière de Naples et puis je suis parti travailler dans le monde entier. J’ai beaucoup  bougé. J’ai rencontré ma femme à Paris. Elle est italienne aussi. Elle habitait et travaillait à Bordeaux. Elle m’a fait découvrir la ville et j’ai adoré. Je suis venu m’installer ici.

3 dates de la saga Bartolo ?

  • Mai 2017 : ouverture de l’Osteria da Bartolo rue des Faussets
  • Mai 2018 : ouverture de l’Osteria da Bartolo
  • Juin 2019 : ouverture de la trattoria da Bartolo à Saint Augustin

Tes influences, ta source d’inspiration ? Ma grand-mère. Je veux retrouver le goût des produits que l’on servait dans les restaurants de ma famille à Naples.

Tes fournisseurs, tes bonnes adresses produits ? 90% des ingrédients de nos recettes sont italiens. Chaque semaine, nous recevons deux fois 12 palettes de produits italiens. Je m’occupe personnellement du sourcing, du choix des artisans. Dans les restaurants, nous utilisons chaque mois :

  • 12 meules de 40kg de parmesan
  • 800 kg de Fior de latte, la mozzarella à base d elait de vache utilisée pour nos pizzas
  • 450 kg de mozzarella de buffala
  • 550 kg de Burrata

Ton plat signature ?

Les pappardelles – larges tagliatelles – à la fondue de mascarpone et gorgonzola, jambon à la truffe. Je vous donne la recette. On cuit les pâtes. En même temps, on fait fondre les deux fromages dans du lait. Au moment de servir, on ajoute à cette sauce un beurre de truffe préparé avec les brisures du champignon. On dresse dans l’assiette, les pâtes, la sauce et le jambon. En dernier, on râpe de la truffe fraîche on top. C’est onctueux, gourmand et parfumé.

Pappardelles, sauce gorgonzola, jambon à la truffe et truffe fraîche.

Ton actu, très projets ?

Pour le moment, je me consacre à mon nouveau bébé. Je viens ici à Saint Augustin tous les jours. Les clients me réclament. Cette adresse intimiste, je l’ai faite pour eux. J’aime venir ici, loin du stress du centre ville.

En 2020, j’ajouterai à mes enseignes de la rue des Faussets, une nouvelle adresse en centre ville. On en reparlera au printemps.

Merci Bartolo

les infos :

la Trattoria da Bartolo

24 rue Jenny Lépreux

05 33 05 71 29

Lundi au samedi

Menu le midi 20€

Brunch gastronomique à L’Haïtza

Le dimanche à Arcachon, c’est brunch à l’Haïtza

Arcachon, on peut y venir toute l’année. Par l’autoroute depuis Bordeaux, c’est déjà sympa. Plus fun, le combo week-end côté Ferret + traversée en bateau navette + déjeuner en famille. Le quatorze juillet, nous étions sur le bassin, nous avons tenté l’aventure. Tout a commencé au débarcadère du Cap Ferret. Nous étions une dizaine à prendre le bateau de 10h pour le Mouleau. Le voyage a duré vingt minutes, le temps d’une mini balade. C’était cool de longer le Ferret, de regarder la côte depuis l’eau et de faire la photo du phare avec les parcs à huîtres en premier plan.

Arrivés au débarcadère nous avons pris le temps d’un café en terrasse, de regarder les vitrines et la jolie église qui domine la rue commerçante. Vers 11h, on a attrapé le bus qui te dépose à deux pas de l’objectif. Nous sommes arrivés en avance. J’en ai profité pour déambuler au rez-de-chaussée de l’hôtel, admirer les gâteaux du salon de thé installé dans l’entrée. Et à 11h30, nous étions quasiment les premiers pour prendre place en terrasse. J’avais choisi l’extérieur pour le charme désuet des tables bistro,  des chaises à la parisienne et la fraîcheur donné par l’ombre de la bâtisse. En bonus, nous avions la vue sur les pins ; l’hôtel se trouve dans un quartier résidentiel qui a conservé le charme du siècle passé avec ses maisons basques aux jardins encore sauvage. 

A l’intérieur, l’ambiance est différente. On peut choisir la proximité de la piscine ou la salle à manger avec vue sur la cuisine ouverte. La décoration est fabuleuse, les murs sont saturés d’objets, d’une collection de chapeau de paille, de masques africains. Le génial Starck, designer des lieux, a fait de l’endroit un des plus créatif de la ville tel le salon d’un amateur d’art.

Le Chef Stéphane Carrade
Brunch à volonté à l’Haïtza, le rêve des ados gourmands

Notre parcours culinaire a commencé par le choix des boissons, proposées par le maître d’hôtel. La suite fut grandiose. Les garçons étaient fascinés par le buffet ou plustôt les buffets installés dans un jardin d’hiver. Un linéaire de dix mètres organisé par thème, la viennoiserie, les entrées froides, lui faisant face la table à pain, le buffet de fromage et au centre le monumental buffet de fruit de mer. Là, langoustines, crevettes, homard, bulots et huîtres parfaitement présentés s’offraient à nos yeux ébahis. Le buffet de juillet est dressé pour accueillir 300 personnes. L’offre est si abondante qu’il est difficile de faire un choix. Même les plus gourmands ne pourront pas tout goûter. Il s’agit donc de mettre au point une stratégie et de sélectionner avec tactique. Mon conseil, oubliez les viennoiseries, les galettes bretonnes. Commencez par le buffet de fruit de mer. Impossible de faire l’impasse. Continuez par piocher dans les préparations du chef, les bouchées salées aussi originales que délicieuses. Les grands appétits iront aussi vers les plats chauds.

Brunch Gourmand à l’Haïtza

Ensuite, marquez une courte pause. Savourez la vue, un autre café avant le dernier tour, le moment sucré. Le personnel de salle, d’une extrême gentillesse, est là pour proposer jus d’orange frais et boissons chaudes. On se laisse servir, on profite de ce temps entre nous.

Mini tartelettes, baba miniature ou bouchée choco, les tentations sont multiples. Les plus raisonnables finiront par des fruits de saison, des amandes fraîches ou des fruits secs. Les autres se feront plaisir. A l’issue, on quitte la table à regret. On serait bien resté encore un long moment à papoter. 

La marche qui nous ramène vers l’arrêt de bus est bienvenue. Engourdis de sucre et de gourmandises, nous avançons au ralenti. Heureusement nous rentrons en bateau. La courte navigation réveille. On en profite pour débriefer, se raconter nos meilleurs choix. On se dit aussi qu’une prochaine fois, on saura mieux gérer.

Hôtel Haïtza, les info
  • 312 boulevard de l’océan, 33115 la Teste-de-Buch. 05 56 54 02 22
  • Brunch tout les dimanches de 11h30 à 16h – 69€/pers
  • depuis le Cap Ferret : navette toutes les deux heures du 14 juin au 1er septembre. tarif 14€ A/R