Déjeuner au nouveau restaurant Caviar de Neuvic.

Installé depuis décembre 2019 passage Sarget, à Bordeaux, Caviar de Neuvic étend son offre. Après l’épicerie, le producteur du Périgord propose désormais une restauration sur place. La courte carte composée de plats signatures permet de découvrir un met souvent confiné aux restaurants très étoilés. 

Invitée à tester les nouvelles propositions, j’ai craqué pour le croque-caviar. Je vous en dis plus ici.

La boutique Caviar de Neuvic de Bordeaux

Nous sommes 14 passage Sarget, au cœur de l’emblématique Triangle d’or Bordelais. Le caviar, produit d’exception, a trouvé sa place dans une galerie historique de la ville à la décoration raffinée. 

Echoppe-écrin dédiée à la marque Neuvic, le numéro 14 a commencé par une offre d’épicerie fine avec le caviar présenté en boites de 30 gr à 500 gr et d’un assortiment de spécialités à base d’esturgeon réalisées au domaine : rillettes d’esturgeon, beurre de caviar, sel aromatisé…

On peut y faire son marché, picorer quelques boîtes, y ajouter une bouteille de vodka, un champagne et l’emporter à la maison pour se faire plaisir à deux.

On peut aussi choisir de consommer sur place, de s’installer au comptoir ou en terrasse. Et pour un moment VIP, une salle à l’étage permet de réunir clients professionnels ou amis (sur réservation uniquement)

Le restaurant pour une pause déjeuner unique

L’ouverture officielle est prévue le 14 juillet. L’équipe est dans les starting blocs, la chef Marta Serrano et Marine en salle sont prêtes à accueillir en toute simplicité les gastronomes en quête de nouvelles sensations. L’idée de ce nouveau restaurant Bordelais, c’est de déconfiner le caviar. Laurent Deverlanges, patron de la maison Neuvic, ambitionne de faire découvrir son produit au plus grand nombre. Pour cela, il a missionné la cheffe sur la création d’une carte moderne qui mette le produit en valeur à travers des recettes sortie de l’univers du bistro tartare de bœuf, risotto ou œufs brouillés.

Mais ici, les classiques du bistro s’embourgeoisent. Chaque recette sera sublimé par une cuillère de caviar servie avec générosité. Si on choisit la formule du jour à 23 €, c’est 15 grammes des précieuses perles noires qui viendront sublimer notre plat. Et pour le même plat à la carte, la chef ajoute 20 gr de caviar. Le luxe absolu.

Pour accompagner ces assiettes, le restaurant offre une courte carte de vins blancs. On y trouve une propriété par grande région viticoles française : Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Loire et Rhône. Graves, chenin, Chablis ou Châteauneuf du Pape, on peut se faire plaisir. Et puisque le caviar, c’est la fête, il y a même un champagne de propriétaire tout à fait intéressant, (je le connais puisque j’en ai dans ma cave). 

Le Croque Caviar de Neuvic 

Pour commencer dans l’univers du caviar, je recommande le Croque Caviar de Neuvic. Le croque, emblématique sandwich de la cuisine française se métamorphose en snacking paillettes. La recette garde du plat originel l’idée d’un pain chaud et du jambon. Pour un mariage heureux avec le caviar, le pain est tartiné de fromage frais, garni de jambon de Paris et surmonté d’une quenelle de crème aromatisée citron vodka. Sur la crème, le caviar est délicatement déposé en généreuse portion.

L’intérêt de ce plat, c’est de permettre une vraie dégustation. Je conseille de prendre le temps, de commencer par cueillir délicatement quelques perles noires et de les savourer nature. C’est un pur régal que de sentir rouler, s’éclater en bouche ces perles iodées. Surtout attendez que leur parfum s’évanouisse. Comme avec le vin d’exception, la longueur en bouche du plaisir caviar est durable.

Le caviar en Aquitaine, l’autre trésor gastronomique de la région.

En dehors d’une pause déjeuner, il est possible de déguster le caviar au comptoir. C’est une excellente idée pour faire connaissance avec le Caviar d’Aquitaine.

Si l’histoire du caviar d’élevage est toute récente, les années 80, elle s’écrit en Aquitaine depuis le début. Notre région produit en effet l’essentiel du caviar Français. Notre territoire est historiquement lié au Caviar que l’on dégustait avant la seconde guerre mondiale dans les guinguettes des bords de Garonne. Les Bordelais avaient été initiés au Caviar par les russes blancs, aristocrates établis en France après la révolution soviétique de 1917. 

La surpêche a eu raison de l’espèce sauvage mais la tradition est restée. Laurent Deverlanges a intégré le club très fermé des producteurs d’Aquitaine en 2011. A cette date, il commence sa production en Périgord soutenu par un pool d’investisseurs. Depuis le domaine a grandi. La Marque de Neuvic s’est bien installée dans le paysage du caviar à la française réputé pour sa qualité.

Avec la nouvelle boutique Bordelaise, le caviar s’invite à nos tables. Il devient plus accessible tout en restant un met de fête rare et donc coûteux. Mais quand on sait que madame esturgeon attend 7 ans pour être au mieux de ses capacités, on comprend que la nature commande. Patience et savoir-faire sont les clés du business.

L’offre déjeuner du comptoir n’en devient que plus intéressante. A 23 € la formule, c’est un vrai bon plan. Je vous le recommande pour une expérience originale à tester en duo ou entre amis.

Boutique Caviar de Neuvic pratique :

📪 : 14 passage Sarget, Bordeaux

☎️ : 05 57 59 54 86 

📆 : mardi au samedi

⏰ : Ouvert non Stop 10h à 19h

🍽 formule Plat+dessert 23 €

Koeben, le Meilleur Brunch de Bordeaux.

Longtemps à l’écart de la Brunch attitude, Bordeaux compte désormais un grand nombre d’adresses ouvertes le septième jour. Ce n’est plus une mode, c’est une food routine. Pas de week-end réussi sans un dimanche au restaurant à partager une table entre soi ou entre potes. 

Pour notre plus grand plaisir, l’offre est abondante. Dans la première édition de mon guide, j’ai proposé une sélection, dix bons plans. Depuis j’ai continué mes recherches et j’ai testé Koeben.

Je connais bien l’endroit, j’aime y déjeuner d’une assiette scandinave ou y prendre un thé dans l’après-midi. Je n’avais pas testé leur Brunch. J’avoue, c’est une erreur. Je passais à côté du Meilleur de Bordeaux. Je m’explique :

Le Brunch de chez Koeben combine une expérience culinaire avec un voyage immobile en pays Danois. Il suffit de passer la porte pour s’imaginer ailleurs, à Copenhague ou à Stockholm. C’est cool pour ceux qui sont bloqués à Bordeaux le week-end.

Le décor s’inspire des coffee bars, mélange de blanc, de bleu et de bois blond. Sur les murs sont exposés les créations de Sandrine Richard, des estampes digitales sur le thème du Nord et du Viking. Ses compositions racontent une histoire à l’aide de motifs narratifs et de jeux de mots. L’ensemble fait de Koeben un lieu unique, moderne et chaleureux. 

Le Dimanche, nous sommes accueillis comme chez des amis par Lucien et le chef Peter Johansen. Les tables sont mises, le buffet est dressé. Il fait l’admiration des convives par sa belle ordonnance, sa générosité et son originalité. Après quelques paroles de bienvenue, Lucien nous explique les modalités pratiques du repas, le choix des boissons. Café et thés à choisir dans la carte sont servis à volonté.

Puis le chef nous raconte son buffet. Le menu s’articule autour des poissons et des viandes froides et du pain noir ou Rugbrod. La star du buffet, le pain de seigle aux graines,est fait sur place à partir d’une farine spéciale importée du Danemark. C’est la base du Smorrebrod, le sandwich ouvert emblématique de la cuisine nordique. Chez Koeben, en version salée, on le prépare avec du hareng, du saumon, du bœuf froid ou du Leverpostey, le traditionnel pâté de foie.

Assiette scandinave

Le hareng se déguste en trois façons : nature accompagné d’oignon rouge et d’œuf mimosa, mariné dans une réduction de betterave parfumée aux épices où nappé de sauce curry. Le saumon se présente fumé accompagné de sa sauce rémoulade et d’oignons frits ou sucré-salé en gravlax avec une sauce moutarde à l’aneth. Dans L’oreillette, Lucien me glisse : J’ai demandé à Peter le nom de la sauce à l’aneth en danois RÆVESOVS – soit traduit mot à mot la sauce du renard. Mais pourquoi??? Mystère!

Toutes les préparations, les sauces sont maison. Elles apportent au buffet goût et originalité. Il faut absolument suivre les conseils de Peter et ajouter un choix de condiments à son assiette. Les oignons frits, le bacon séché au four, la sauce à l’aneth font la subtilité de la cuisine danoise. Dans un pays où le climat ne permet pas de faire pousser une grande variété de légume, les assaisonnements apportent peps et fantaisie aux recettes.

Je préviens les gourmand(e)s, surtout goûtez à tout mais avec modération, il serait dommage d’oublier les desserts. 

Yannick le chef pâtissier travaille son assortiment sous la forme de mini desserts. Il propose un choix de cake découpés en petits carrés, une jolie salade de fruits de saison  et pas moins de huit verrines. Il y a des préparations à base de crème et d’œufs, pannacotta, riz au lait, mousse au chocolat et surtout des classiques de la pâtisserie française revisités. Mes préférées ont le goût du dimanche en famille : forêt noire et tarte tatin. Le gâteau est réalisé en étages et surmonté d’une chantilly posée au siphon. Chacun est écoré dans l’esprit de la recette, caramel pour la tatin, cerise confite pour la forêt noire. C’est délicat et délicieux, j’adore.

Voilà, je vous ai (presque) tout dit. Fraîcheur, originalité et générosité sont au Rendez-vous d’un dimanche chez Koeben. Vous y passerez un bon moment. Vous le ferez suivre d’une jolie balade dans le centre de Bordeaux. La place Gambetta est à deux pas. Alors foncez et surtout prenez soin de réserver. Le Brunch affiche toujours complet.

Koeben

  • 32 rue du Palais Gallien – 09 86 15 02 20
  • Soupe du jour 4,50€ plat du jour 10,50€
  • Du mardi au samedi – 9h à 18h
  • Brunch le dimanche 33€ sur réservation 11h30 et 13h30

En savoir plus sur les brunchs à Bordeaux, cliquez ici.

La Halle Boca et la Boca Foodcourt du Quai de Paludate, Bordeaux

Bordeaux n’en finit plus de se réinventer. La ville continue sa reconquête des quartiers périphériques. Les bassins à flots se sont transformés autour de la cité du Vin et des halles de Bacalan.(Pour mémoire : http://bordeaux-cuisine-and-co.org/les-halles-de-bacalan-un-modele/

A l’opposé, côté gare et quai, il manquait un pole d’attractivité. Avec la Halle Boca, on peut penser que le quartier des anciens abattoirs va entrer dans une ère nouvelle, sans oublier son passé et sa vocation à être un lieu de la nuit.

Le projet porté par le Crédit Agricole Assurances a été conçu par le cabinet d’architecte Agence Nicolas Michelin & Associés.

L’objectif de ce projet a été de préserver un patrimoine remarquable tout en apportant une offre immobilière mixte qui intègre commerces, bureaux et hôtel. Hervé Lapastoure, Directeur Eiffage immobilier Sud-Ouest.

Le résultat est conforme aux attentes. Les bâtiments combinent design achitectural, aménagement contemporain, et confort de vie. En visitant les bureaux en compagnie de l’architecte Michel Delplace, on s’imagine parfaitement travailler dans ces open spaces aux vues spectaculaires sur le Garonne.

Côté food, la Halle Boca ambitionne d’associer la restauration traditionnelle et l’offre plus formatée typique des centres commerciaux. Vapiano, enseigne aux 200 restaurants dans le monde joue le rôle de locomotive dans le bâtiment situé côté MECA. On pourra y manger à l’italienne sur 800m2.

Plus intéressant pour les foodistas, La Boca Foodcourt, installée dans le bâtiment central. Lors de la conférence de Presse, on nous promet une offre gastronomique et festive sur 1530 m2. La Boca Foodcourt ouvrira 7/7 et jusqu’à deux heures du matin. Les locaux sont toujours en cours d’aménagement. L’ouverture est prévue pour la fin du mois de novembre. J’ai hâte de découvrir ce nouveau temple de la Food. A sa tête, un entrepreneur bien connu sur la scène locale Francois Bidou. Le patron de l’emblématique I.Boat a conçu son projet à l’image des halles à manger espagnoles. Côté aménagement, on retrouve l’esprit du marché de Ribeira à Lisbonne. Les stands des partenaires sont alignés le long des murs avec cuisine complète et comptoir de vente. L’espace central est lui occupé par des tables en bois où les convives viendront déguster les portions achetées. On trouve aussi un bar à cocktail et un mur à bière en libre-service. L’ensemble constituera un nouveau lieu de restauration conviviale qui pourrait faire revenir les noctambules vers les quais de Paludate. Reste une seule interrogation : qui seront les sous-locataires de cette halle ? François Bidou évoque des figures locales comme le poissonnier Vents et Marées. Il parle d’un comptoir ibérique, de cuisine libanaise…Il nous demande encore huit jours de patience. Au vu du droit d’entrée (6000€/m2) et des redevances (22% du CA en paiement du loyer, des services offerts comme le nettoyage des locaux et le débarrassage des tables), on peut penser à des professionnels confirmés. Les lieux seront ouverts au public pour la soirée de clôture du festival de Bordeaux So Good. Nous saurons donc tout le 18 novembre.

La Boca Foodcourt Bordeaux, halle gourmande de 1500m2

Le 20/12/2018

Le chantier a pris du retard mais nous y sommes, la Boca Foodcourt est ouverte depuis huit jours. J’ai fait la curieuse, je suis passée, Quai de Paludate, humer ce qui se mijote derrière les comptoirs. Au premier regard, il apparaît que la sélection des corners a été menée avec un grand professionnalisme. Les 13 cuisines sont occupées par un juste mélange de restaurateurs connus sur la place de Bordeaux et de nouveaux acteurs dont la BocaFoodcourt sera le premier projet en nom propre. L’offre balaie toutes les tendances culinaires du moment. On va des tapas ibériques au burger en passant par les pancakes et la cuisine fusion. Je n’ai pas eu le temps de goûter mais j’ai flashé sur quelques enseignes. Je sais que je reviendrai tester le Bistrot du Clos pour ses assiettes contemporaine et de saison (plat du jour 12€, à la carte entre 12 et 15€). Les pizza de Dagli Amici (11,90€ la Regina – 14,90€ la Burratina) m’ont aussi fait de l’œil ainsi que les volailles fermières de Poulet and co (10,50€ la part de poulet avec accompagnement).

Le Bistrot du Clos

Je dois ajouter que la Boca Foodcourt fonctionne en système cashless. On règle ses achats avec une carte pré-payée à charger sur place. C’est cool pour les futurs habitués, ceux qui travaillent dans le quartier. Pour les visiteurs d’un jour, c’est un peu contraignant. Le remboursement du solde de la carte se faisant uniquement en ligne.

Moi je suggère un remboursement sur place par CB, cela se fait dans plein de magasin.

Last but not least, toutes les info sur les enseignes, les menus et le système de paiement sont sur l’Appli La Boca Foodcourt à télécharger.

Pour conclure, je dirais que ce nouveau spot de restauration fait partie des endroits à tester absolument. Allez-y prendre une bière le soir pour vous faire une idée. Vous y retournerez certainement aux premiers rayons du soleil. Je crois beaucoup à la terrasse côté fleuve qui fait partie de la suite du projet

La Boca Food Court

  • Euratlantique, Quai de Paludate, Bordeaux
  • 350 places en intérieur, 350 place en terrasse
  • Service continu de 10h à minuit en semaine
  • Fermeture à 2h du matin le week-end

Les Halles de Bacalan, un modèle ?

Dans le quartier en plein renouveau des Bassins à Flots et face de la Cité du Vin, les Halles* inaugurées en novembre 2017 ont immédiatement trouvé leur public. Les Bordelais adorent l’endroit et son offre de restauration rapide comme on en trouve à Barcelone ou à Lisbonne. En premier, il y a le superbe bâtiment avec ses façades entièrement vitrées et habillées de claustra en bois. Il est partagé entre une brasserie, 23 stands et des espaces pour manger comme au comptoir. Ensuite, il y a l’ambiance authentique et conviviale, un lieu ouvert où l’on peut laisser les enfants courir partout. Le concept répond parfaitement aux attentes des trentenaires en quête de lieux décontractés.

Partenaire de cette réussite éclair, la Chambre de Commerce de Bordeaux y a organisé la journée annuelle de MANACOM. Le 22 mars, les managers du commerce en Nouvelle Aquitaine sont venus découvrir ce bel exemple de reconquête d’un quartier longtemps délaissé. Francoise Duclos, animatrice de Manacom, avait imaginé le programme : la visite des Halles, un déjeuner in situ et une conférence débat autour de six projets similaires appuyés sur des constructions neuves ou des rénovations.

Les 60 permanents et élus venus de Châtellerault, Guéret, Saintes, Angoulême, Bergerac, Mont-de-Marsan, Blanquefort, Biganos ou encore Bayonne ont pu échanger avec les commerçants, artisans et producteurs présents. On a parlé produits locaux, mais aussi fréquentation et investissements. Le déjeuner a permis de tester les spécialités du Carreau des Producteurs, un stand assez atypique car géré conjointement par la chambre d’agriculture et des producteurs. C’est peut être le stand le plus authentique de ces Halles de Bacalan, Sur le Carreau des producteurs se relaient 5 agriculteurs de la région. Ils proposent à la vente les produits de 25 fermes des environs. On y trouve de l’épicerie fine, des truites d’élevage, du porc label rouge, de la volaille etc … Et surtout on peut y déguster un plat du jour au bon goût de terroir.

Passé le moment de convivialité autour des spécialités régionales, les participants étaient conviés à l’étage à une conférence animée par Bertrand Cousin, responsable du développement économique de la ville de Talence. Les projets des villes de Talence, Anglet, Biarritz, Dax, Limoges et Pau ont été présentés. Tout les intervenants ont insisté sur la problématique des centres villes déstabilisés par la montée en gamme des hypermarchés et par la disparition des commerces de bouche au profit d’entreprises tertiaires. Face à une diminution de l’activité commerciale et une augmentation des locaux vides dans les emplacements bis, certaines mairies ont décidé de relever le défi et de ne pas laisser les choses aller plus mal.

La création ex nihilo de Halles couvertes ou la rénovation de l’existant s’est imposée comme une solution intéressante pour un retour des commerçants de bouche. Avec eux, le centre ville retrouve une activité au quotidien. Des six exemples objet d’analyse, il ressort un certain nombre de facteurs clés de succès. En premier, il convient de veiller à l’équilibre de l’offre entre les halles et les commerces alentours mais aussi entre producteurs et revendeurs. Priorité sera donné au produit local, à la qualité.

Ensuite, les managers du commerce recommandent de fédérer toutes les énergies. Il est fait mention de règles de fonctionnement, de règlement intérieur pour imposer à tous des horaires d’ouverture élargis. Le dimanche semble apporter le surcroit de chiffre d’affaires indispensable à la rentabilité commerciale des nouveaux projets. Ce jour-là, les deux clientèles locales et de passage se retrouvent.

Enfin le recours à une l’entreprise privée pour la gestion des lieux, à Bordeaux et Talence Biltoki, apporte un savoir faire intéressant en matière d’animation commerciale. La clientèle plébiscite les soirées à thème, les fêtes gastronomiques authentiques et populaires. A Bordeaux, le succès des Halles de Bacalan le confirme. Le public gâté d’une métropole régionale se déplace en nombre si on lui offre un espace convivial. Dans une ville où l’offre en matière de restauration explose, il reste encore de la place pour de nouvelles initiatives. A croire même que l’essor de l’offre entraine celle de la demande, un cercle vertueux qui pourrait tenter des villes moyennes en recherche d’un second souffle.

 

* Les halles de Bacalan n’ont pas un statut de marché municipal. Les opérateurs, constructeur et responsable opérationnel sont des entreprises privées. Elles gèrent les Halles comme un centre commercial avec pour les commerçants présents un droit d’entrée de 50 000€ et une redevance sur le chiffre d’affaires.

 

Les Halles de Bacalan

  • 149 Quai de Bacalan
  • Du mardi au vendredi de 8h à 14h30 et de 17h30 à 20h30 (22H vendredi)
  • Samedi 8h à 22h et dimanche 8h à 15h.

 

Koeben, les nouveaux horaires du restaurant.

Super nouvelle pour les fans de Koeben et de la cuisine scandinave. Désormais, le restaurant sera ouvert le soir les jeudis, vendredis et samedis. Au programme toujours une cuisine centrée sur le saumon et le hareng. Ici, le poisson emblématique de la baltique se déguste en trois façons : nature accompagné d’oignon rouge et d’œuf mimosa, mariné dans une réduction de betterave parfumée aux épices où nappé de sauce curry. Mais surtout, un menu à 25€ autour d’une cuisine familiale aux accents du Nord. L’autre belle surprise, c’est l’arrivée d’un chef pâtissier Yannick. Avec l’aide d’Ann-Sophie, il va seconder Peter Johansen et nous préparer chaque jour des spécialités de l’Europe du Nord ou des classiques français. J’ai testé un délicieux cheesecake et un incroyable Royal, dessert chocolat et praliné, mon préféré.

L’équipe de Koeben. Peter , lucien, Ann-Sophie et Yannick

Bonus : Koeben fait salon l’après-midi pour une pause thé + gâteau

 

Koeben

  • 32 rue du Palais Gallien
  • 09 86 15 02 20
  • Du mardi au samedi le midi.
  • Du jeudi au samedi le soir, brunch le dimanche 33€
  • Menu 17€ le midi, 25€ le soir

Le West Corner, Burger Food Truck

Je ne passe pas mon temps dans les restaurants gastronomiques, je déjeune souvent d’une salade et j’adore manger avec les doigts. J’ai plein d’adresses sympa dont j’aimerais te parler mais je manque de temps. Un article c’est une journée, partagée entre la rencontre, la prise de vue et l’écriture. En vrai c’est du boulot, une passion chronophage.

Là, je fais une exception pour West Corner, un food truck comme j’aime. J’adore les States alors le Burger maison, juicy and tasty, cela me parle. Fréderic Mantecon a d’abord rodé son concept en Bretagne dont il est originaire. Puis il est venu il y a deux ans sur Bordeaux avec une idée de monoproduit bon et bien fait.

Dans son burger, du frais et du local, je valide. Chaque matin, il prend livraison de ses pains chez un boulanger et de sa viande aux capucins. Ensuite, il se rend sur son spot du jour. Toute la matinée, il fait la mise en place, taille les frites, fait mijoter ses sauces maison. A partir de 11h30, il prépare ses commandes puis sert les clients, une majorité d’habitués qui ont réservé par téléphone. La résa, il faut mieux y penser car Fred travaille que du frais, je te le rappelle, donc il arrive avec un nombre limité de buns et de steack. Il termine à stock zéro. C’est pas comme dans le restaurant américain que je tu connais bien.

Le choix est limité et c’est tant mieux, c’est un autre gage de fraîcheur. Le menu comporte 6 burgers :

  • 2 classiques l’original cheese et le bacon cheese
  • 3 spécialités. Le sicilien tomates et mozzarella, le californien cheddar et avocat, le seguin fromage de chèvre et chorizo
  • 1 recette du moment. Là c’est le Red Devil avec une sauce aux piments, du cheddar affiné, une compotée d’oignons et des pickles. Ça envoie du steack.

J’ai testé un Bacon cheese, un pur moment de régression. En fermant les yeux, j’aurais pu m’imaginer back to L.A, petit moment de bonheur. J’ai adoré le pain moelleux avec sa fine croûte qui donne au burger une touche frenchy. Pareil pour la viande extra fraîche et son côté juicy qu’on ne retrouve pas dans le surgelé. Les frites irrégulières sont juste parfaites, comme celle du dimanche à la maison. Dans la formule, tu as un dessert : banoffee, cookie ou cheesecake, l’offre change chaque semaine. J’ai testé le chessecake, léger, parfumé, un délice.

 

Je te donne en annexe le lien pour les emplacements. Si tu es dans le coin, cela vaut vraiment la peine d’essayer. Sinon, tu peux toujours privatiser le truck pour un anniversaire ou un lendemain de mariage, c’est stylé.

 

West Corner = 2 camions

IS&I kitchen, traiteur et cours de cuisine sans gluten

Manger sans gluten, frais, bon et à prix raisonnable, c’est parfois compliqué alors quand tu trouves un bon plan, tu partages. Aujourd’hui, on s’est régalé avec les lasagnes maïs-riz, la tarte aux légumes et le banana bread (huile de colza, oeuf, poudre d’amande et farine de riz)  de chez ISI Kitchen.

Mais pourquoi manger sans gluten ?

Ne pense surtout pas que ce mode d’alimentation est réservé à quelques modeux ou autres lanceuses de tendance. Cela concerne déjà tous les vrais intolérants, les diagnostiqués coeliaques. Cela peut aussi améliorer la vie de nombreux allergiques. Pour illustrer, je partage ici ma petite expérience. Mon homme a longtemps trainé des allergies aux graminées, au pollen de certains arbres, aux poils de chat. Eternuements et maux de tête revenaient épisodiquement avec le printemps jusqu’à notre rencontre avec des amis d’amis. Partis une semaine en balade au Maroc, nous avons été intrigués par le drôle de régime de Julie, une copine médecin. Elle ne mangeait ni pain, ni pâtes et accompagnait ses drôles de biscottes de pâte de sésame ou tahin. A nos questions, elle répondait remède à l’allergie et bien-être.

Huit jours de partage de repas ont eu raison de notre scepticisme, elle nous avait convaincu par le récit d’expériences positives menées avec des patients allergiques. Nombreux se trouvaient beaucoup mieux avec un régime sans gluten. Au retour, nous étions prêt pour un essai de vie sans blé ou plutôt sans gluten. J’ai troqué ma collection de Barilla contre des kilos de riz. Nous avons fait une razzia chez So bio de pâtes sans gluten, de céréales au sarrasin ou à la châtaigne, de pois chiche et de lentilles.

Les débuts furent hésitants, les essais pas toujours réussis avec des pâtes collantes et sans goût. Petit à petit nous avons trouvé les produits qui vont bien et inventé notre propre cuisine. Côté santé, c’est un vrai bonheur avec une grosse amélioration. A part quelques épisodes d’alerte au pollen et l’impossible cohabitation avec les félins, tout va beaucoup mieux. Perso, j’ai complètement revu ma façon de cuisiner et je me sens beaucoup mieux sans jamais ressentir de lourdeur en fin de repas.

Alors que du positif le régime sans gluten ? Presque. Pour être complètement honnête, je dois souligner deux inconvénients majeurs.

Le premier le coût. Bien manger a un prix. Les pâtes au fromage achetées en grande surface reviennent nettement moins cher que bien des plats sans gluten. Heureusement, le sans gluten arrive dans les supermarchés porté par une mode venue des Etats-Unis. Demain, il ne sera plus obligatoire de passer par les magasins bio de quartier.

Ensuite la fight avec les adolescents. Eux, ils dévorent, ils ne se nourrissent pas de salade et de graines. Pour maintenir la cohésion du groupe, je dois souvent leur préparer un plat de pâte en plus de la poêlée de légumes. C’est le prix à payer pour ne pas être traité de relou à chaque repas

Enfin le temps. Plus de légumes, de légumineuses = plus de temps de préparation. Au début, pour faire simple, j’ai remplacé les pâtes par du riz. On en mangeait tous les jours. Maintenant je sais mieux m’organiser pour faire des trucs sympa mais je cherche aussi des idées pour gagner du temps.

Là j’ai trouvé une super solution avec ISI Kitchen, un traiteur sans gluten, une offre toute nouvelle à Bordeaux dont j’ai rencontré l’enthousiaste créatrice.

Parisienne et maman qui travaille, Isabelle a su conjuguer les deux profils pendant vingt ans. Mais quand arrive son quatrième, son homme lui souffle de faire une pause dans sa carrière. Elle prend le temps de respirer un peu et très vite l’envie d’une nouvelle activité la porte. 20 ans de commerciale export chez Zodiac Aérospace n’ont pas détournés Isabelle de sa passion cuisine, elle va transformer son hobby en activité professionnelle. En 2006, elle commence une seconde vie comme chef à domicile. A Paris cela fonctionne très bien. En 2010, la vie l’amène à Bordeaux où sa fille intègre une école de stylisme. Elle profite de l’occasion pour revoir son business modèle et ouvre un restaurant gluten free aux Chartrons. Elle a déjà toutes les recettes car deux de ses enfants sont allergiques. Elle travaille en solo et s’appuie sur ses enfants qui donnent volontiers un coup de main. Les petits grandissent, la charge devient trop lourde pour Isa qui décide de revenir à une activité de traiteur. C’est ici que je la retrouve un matin dans sa maison atelier, un superbe immeuble proche de la Cité du vin. Isabelle m’accueille à l’entrée avec une paire de chausson, local à usage professionnel oblige. Voilà une transition toute trouvée pour pénétrer dans son atelier ouvert sur un magnifique jardin de ville à la végétation exubérante.

D’un côté la cuisine avec un plan de travail suffisamment confortable pour les élèves du cours de cuisine. Et Côté jardin, l’espace salle à manger complètement vitré. J’adore les lieux aussi ouvert et lumineux que la maîtresse de maison. Isabelle a la passion communicative, nous échangeons longuement sur ses origines iraniennes qui lui ont donné le goût des épices, sur les bienfaits d’une cuisine à base de produits sain et sur l’art de rendre agréable une vie sous régime contraignant. Car en plus de cuisiner totalement sans gluten, Isabelle peut adapter son offre à d’autres allergisants. Ainsi elle a monté un programme de cours de pâtisserie sans sucre pour un petit bonhomme.

Tout l’intérêt d’ISI kitchen réside dans ces recettes car dans le sans gluten, la difficulté arrive avec l’envie de réaliser des plats qui normalement contiennent du blé. Eliminer est un jeu d’enfant. Réaliser une pâte à tarte, un gâteau devient beaucoup plus complexe. Le gluten apporte souplesse et élasticité, généralement on le remplace par un mix différent pour chaque préparation. Les farines de riz, de quinoa, de mais et de châtaigne s’utilisent mieux en mélange et les livres de cuisine ne sont pas toujours juste.

Si tu veux te faire ta propre bibliothèque, suivre les cours d’Isabelle te fera gagner un temps précieux. Sache aussi que pour sa cuisine familiale, Isabelle n’utilise pas de gluten donc il y a zéro risque de contamination croisé chez elle, un vrai plus pour les intolérants.

 

IS&I Kitchen C’est à la fois un traiteur, des cours de cuisine, une offre en épicerie. Toutes les info sont sur le site : http://isikitchen.fr/notre-menu/

  • Pour le menu du jour
  • La formule entrée + plat ou plat + dessert : 12,90€ se commande la veille par Fb par message privé ou par sms au 0607505786 jusqu’à 20h
  • Formule entrée + plat + dessert : 14,90€
  • Plat du jour seul : 9€
  • Sandwich 3 étages : 6,50€
  • Livraison 1€ par adresse (pour commande unique OU multiple)
  • Paiements chèque resto, espèces, chèque, bientôt CB

Pour ceux qui veulent des explications plus rationnelles, techniques et des conseils pratiques sur le sans gluten je vous conseille l’excellent site bien être de Johanna Colas, Une Toute Zen, http://www.unetoutezen.com/manger-alimentation-sans-gluten-un-mois/

 

 

Mona, idéal pour un lunchbreak dans l’hyper centre de Bordeaux

Pour une pause déjeuner entre filles ou un thé gourmand au milieu d’une après-midi shopping, Mona offre un snacking frais et tout fait maison dans un cadre lumineux à la décoration d’esprit Scandinave. Emplacement hyper stratégique : au cœur du Bordeaux Shopping entre le cours de l’Intendance et la rue Porte Dijeaux. Les copines adorent s’y retrouver autour de la grande table d’hôte. Elle grignotent la salade du jour seule ou en formule Quickly avec un café pour 7€80. Les gourmandes ajoutent le dessert, formule Greedy à 9€80.

Salade du jour : pousses d’épinard, avocat, coeur d’artichaut et speck

Quiche emmental et épinard

Difficile de résister à la tentation sucrée. Les gâteaux très american style et très DIY sont en vitrine à l’entrée.

 

En plus des plats du jour, une courte carte : burrata, œuf mimosa et croque-monsieur. J’ajoute le petit déjeuner, le brunch tous les samedis et le premier dimanche du mois à 22€ et tu as un joli spot rendez-vous de toutes les working girls de Bordeaux.

 

Mona

  • 20 rue de la Vieille Tour, Bordeaux
  • 0557836169
  • Du mardi au samedi et le 1er dimanche du mois
  • Entre le Cours de l’Intendance et la rue Porte Dijeaux
  • De 9h à 19h + Brunch un dimanche par mois.

Calix au Bouscat : Bistro-Cantine et Cave à vins

 

Chez Calix, tu déjeunes dans une ambiance épicerie-cave à vin au milieu des bouteilles disponibles à la vente ou à emporter. L’adresse aurait sa place dans un Elle Déco ou un Côté Ouest : pierre blondes, tables en bois, banquettes garnies de coussins de lin et chaises de récup. Le Bordeaux chic et bourgeois en a fait sa cantine. Les copines adorent l’étage où elles partagent une belle table d’hôtes chinée à la ferme. Les garçons ne sont pas exclus, ils ont même un écran géant pour suivre les matchs autour d’une planche de charcuterie gaillarde et d’une belle bouteille.

Pour bien manger entre copains, choisis la formule du jour à 10€50 le plat où 16€50 en formule entrée + plat + dessert. Tu ajoutes un verre de Bordeaux Bio à 4€50. Les produits sont top qualité, les assiettes généreuses, les recettes simples et bonnes.

le plat du jour : gourmand et généreux

Tu manges du local, du tout frais, du Sud-Ouest et parfois tu voyages avec les recettes exotiques. En plus de la formule, le patron, Jean-Marc Hostens propose une courte carte bien balancée entre les planches apéro, les recettes tradi-gourmandes et les  souvenirs de vacances en Thaïlande avec son wok thaï. Junior y trouve aussi son compte avec le hamburger, pain de boulanger et les frites trop bonnes. Tout est fait maison même les mini desserts du café gourmand.

 

Voilà je t’ai tout dit. On y déjeune quand tu veux.

Calix, épicerie, traiteur et restaurant en circuit court.

  • 62 Avenue de la libération au Bouscat
  • Ouvert le midi du lundi au samedi, le soir du mardi au samedi
  • En bonus live music le dernier samedi du mois
  • http://calix-epicerie.fr
  • 0986283405

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L’atelier du Goût : bistro le midi, « salle à privée » le soir

Restaurant le midi, table privée le soir, salle de réunion ultra-tech pour entreprise en journée, lieu de cours de cuisine, à l’Atelier du goût, Frédéric Coiffé propose la cuisine en multiples façons. Sa belle personnalité, son goût du partage et son sens de la communication fédèrent une clientèle de fidèles qui viennent vivre un chouette moment entre copains. Car il faut l’aimer le chef pour traverser tout Bordeaux et le rejoindre à Bordeaux Lac._DSC6682

On y viendra le soir tranquillement. Le midi pour les gens qui bossent dans le quartier, Frédéric Coiffe a installé sa carte tradi-Sud-Ouest. Il propose des planches de charcuterie, des plats populaires et généreux souvent servis en cocotte, des desserts simples comme les œufs au lait de mamie maria. Il offre aussi un menu à 12,50€, une vraie affaire. _DSC6756

Le soir, il peut privatiser la salle pour un diner de copains, un anniversaire, un enterrement de vie de jeune fille ou un cocktail jusqu’à 40 personnes. Fred cherche avant tout à faire plaisir. Il aménage la formule, adapte le menu au budget de son client. Rien de rigide dans son concept, il organise la soirée en mode collaboratif._DSC6737 Frédéric Coiffé

Une fois par mois, Fred partage son savoir-faire autour d’une soirée cours-apéro-diner, 5h de convivialité autour de trois plats. N’oublie pas que le chef est passé par la table de quelques grands et qu’il est avant tout maître cuisinier. Tu peux t’inscrire en solo, en duo ou avec tes copains. Le thème change chaque mois pour suivre la saisonnalité des produits.

Last but not least, le chef invite régulièrement son fan club à des soirées sur réservation. Formule très simple comme huîtres et moules frites, l’idée c’est de passer un bon moment entre potes. On mange dehors en terrasse ou à l’intérieur. Ambiance guinguette sans chichi.frédéric Coiffé _DSC6766

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Les huîtres 100% bassin d'Arcachon de chez Galinier

Les huîtres 100% bassin d’Arcachon de chez Galinier

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L’Atelier du Goût c’est à Bordeaux Lac