10 choses à faire au Pays Basque

Faire une pause Zen

Le pays Basque, c’est un monde à part qui offre aux visiteurs un panel de paysages incroyables. Mer, montagne et campagne tout est possible Et tout se dédouble puisque le brouillard, brouillard s’invite souvent en journée apportant une touche de mystère aux lieux. On peut commencer sa journée par une balade en altitude et finir par un plouf dans l’Atlantique. Quelle autre territoire peut offrir autant de diversité ? C’est un lieu idéal pour se ressourcer, se poser quelque part pour quelques jours de détente. Le cadre typique et si différent dépayse. Le Pays Basque, avec ses traditions, son habitat si caractéristique et sa langue nous emporte dans un ailleurs unique.

Se balader à Saint Jean de Luz et Biarritz

Mythiques cités, Saint Jean de Luz et Biarritz méritent chacune le voyage. Saint Jean, c’est la ville ancienne centrée sur son port de pêche. Biarritz, elle, a des airs de princesse, avec son Casino et ses villas Grand Siècle.

Vivre la vie des bobos parisiens à Guethary

Guethary, the place to be. Avec Le Cap Ferret et l’île de Ré, voici un des hot spots des parisiens en vacances. La petite station balnéaire fait le bonheur des magazines de décoration, j’ai voulu savoir pourquoi.

C’est très simple, Guethary, c’est un village de résidences secondaires à la belle architecture Basque. C’est aussi une mini place de village bordée de restaurants et de bars à vins. C’est enfin une plage au calme surplombée par un superbe hôtel des années trente transformé en résidence. Le tout animé de bars avec terrasse où l’on vient bruncher, déjeuner et boire un verre en soirée.

Les parisiens ont bon goût, j’ai adoré ce village. Aucune rupture esthétique dans le paysage, les maisons ont gardé le charme de la station du XIX siècle. La plage offre deux visages, une partie avec mer calme pour se baigner et une autre avec de jolies vagues pour les surfeurs. Les bistrots de la place offrent une cuisine simple mais gouteuse. Je me suis fait un plan thon frais de Saint Jean de Luz, en tartare, à la plancha, c’est divin.

Je résume : Guéthary : jolies villas du siècle passé , plage à surfer, jolie clientèle et bars à la mode. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un lieu pour happy few.

Faire de son séjour un gastro-trip

Le pays Basque est le paradis des foodies. Avec treize étoilés au Michelin, on peut se faire plaisir. Et je ne compte pas les Bistrots, les petites tables gastronomiques qui méritent elles aussi une visite. Pour les collectionneurs d’adresses, voici la liste des Stars :

  • Ithurria à Ainhoa
  • Le Moulin d’Alto à Arcangues
  • L’Atelier Alexandre Bousquet à Biarritz
  • l’impertinent à Biarritz
  • Les Rosiers à Biarritz
  • La table des Frères Ibarboure à Bidart
  • Briketenia à Guéthary
  • le Choko Ona à Espelette
  • La Brouillarta à Saint Jean de Luz
  • Le Kaiku à Saint Jean de Luz
  • L’Océan à Saint Jean de Luz
  • L’Auberge Basque à Saint Pée sur Nivelle
  • Les Pyrénées à Saint Jean Pied de Port

Durant mon gastro-trip, j’ai eu la chance de tester quelques adresses. De ce séjour, je retiens trois tables à faire en priorité.

Les Frères Ibarboure , 1*, Bidart.

Adresse emblématique de la côte Basque, la table des Frères Ibarboure, c’est un grand moment gastronomique. Cuisine technique, délicate et raffinée, le dîner fut une suite de surprises et de bonheurs gustatifs. Le service drivé par madame Ibarboure sympathique et professionnel. Une belle expérience dont je vous reparlerai plus tard.

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L’impertinent, 1*, Biarritz.

Très belle adresse choisie sur les recommandations d’Alain Gatuingt que je remercie. Voici un étoilé chic et tendance. Dès l’accueil, on comprend qu’on est à Biarritz, ville Glamour du pays Basque. Le personnel en salle, de jolies femmes toutes habillées de noir nous met de suite dans l’ambiance. Ici, c’est la ville du Casino, des Russes et des vieilles fortunes.

Le diner, un pur bonheur. C’est pareil, j’y reviendrai.

La cerise noire entière et en sorbet, glace amande et granité verveine.
le dessert du moment chez Instincts à Biarritz.

Instincts, Saint Jean de Luz.

Partie pour déjeuner d’une salade ou d’un buddha bowl, j’ai craqué pour Instincts découvert en marchant au hasard. C’est une pépite, une adresse gastronomique loin des nombreuses tables attrape-touristes. Dans un sobre décor de briques, de bois et de décorations végétales, le chef et sa femme en salle offrent une cuisine du marché boostée par des assiettes élégantes et des justes associations. On y mange du vrai poisson ( c.a.d de la pêche locale et non d’importation). Je me suis régalée de thon et de merlu de Saint Jean de Luz. Mon homme a pris la pintade et caviar d’aubergine, avec le légume légèrement brulé, un bonheur. Le vacherin revisité en dessert fut lui aussi exquis.

Acheter des spécialités locales

Artisanat et gastronomie sont au programme de notre séjour. Je suis venue avec un grand panier pour faire le plein de produits locaux. Au final, je suis repartie avec 4 paires d’espadrilles, des classiques à rayures et des jolies compensées, des nappes, du linge de maison et un pot de confiture de cerises. J’aurais aussi pu remplir mon panier de charcuterie, de jambon et d’Irouléguy. J’avoue ne pas avoir eu le temps de bien sélectionner. Car il faut de la perspicacité pour acheter Basque. J’aime bien acheter français alors j’ai dû reposer pas mal d’articles, du linge made in Portugal ou même de pays indéfini, de la vaisselle venu de ?? et je pense même que ma confiture ne contenait pas de cerises du Pays Basque. Malheureusement, ici comme ailleurs, on fait venir de la matière première de l’étranger. Sur place, on ne fait que transformer mais on tatoue les emballages de logo identitaires, Croix Basque et drapeau. A quand un étiquetage qui nous donnerait la provenance des ingrédients principaux ?

Mes espadrilles, elles, sont bien Basques mais d’origine Espagnole. La continuité géographique et culturelle se traduit par une intense coopération économique à travers la frontière.

Dans mon panier, il manque le gâteau Basque, la délicieuse galette fourrée cerise ou amande. J’y reviendrai une prochaine fois. Il y a trop à tester pour un week-end.

Faire le plein de cigarettes en Espagne

Quand on parle shopping, on pense très vite à jouer à saute frontière, ici c’est une tradition. On traverse pour l’alcool, les cigarettes (plus pour longtemps, la quantité autorisée à l’importation chute à 1 seule cartouche /pers en juillet 2020) ou le simple plaisir d’aller manger chez les voisins.

Visiter les villages typiques

Les fans d’architecture prendront plaisir à rouler de village en village. Un peu comme en Alsace, on se plait à contempler les belles constructions en pan de bois aux volets colorés de rouge ou vert.

Marcher, se balader en montagne

Nous, on est monté à pied au sommet de la Rhune sur un sentier pas toujours cool. 2h 15 de montée. On traverse forêt et pâturages. On rencontre les petits chevaux sauvages. A l’arrivée, incroyable vue à 180° .

En bonus, on s’est offert le sentier côtier de Guéthary à Saint Jean de Luz, 5 km de marche facile. C’est pas aussi joli qu’à Belle-île. Le sentier s’interrompt souvent et nous fait rejoindre la route. Mais la balade permet de découvrir de joli point de vue sur les plages en contrebas. On arrive à Saint Jean par l’extrémité Nord de la Baie. On en fait le tour avant de repiquer vers le centre et pour nous la gare routière pour prendre un bus retour vers Guéthary.

Prendre le petit train de la Rhune

On a fait juste la descente pour le plaisir de voyager comme pépé dans des wagons en bois vernis. Trop sympa de dévaler la montagne le nez à la fenêtre. Attention pas de réservation pour les marcheurs. En haute saison, c’est chaud pour avoir une place. Pour sécuriser, on peut acheter l’AR. Retour seul 16,50€ , la différence est minime.

Se faire un vague, une surf session

Sport mythique de la côte Basque, le surf français a démarré ici, à Biarritz. Les spots sont nombreux, réputés et fréquentés.

Si t’es pas surfeur, tu peux aussi t’amuser dans les vagues, sauter, rouler et te faire chahuter. Et si t’aimes pas les vagues, il te reste les rivières. Y’a moyen de se faire plaisir avec un tour de kayak sur la Nivelle. Location facile partout.

Surfeurs à Guéthary

Le Pays Basque, il me reste tant à vous dire

Voilà, c’était dix choses à faire absolument mais j’aurais pu en mettre dix de plus. J’aurais pu parler traditions, chants, danses, coutumes et costumes. Le Pays Basque est multiple, il ne tient pas tout entier dans un article. Je reviendrai sur le sujet. il me reste beaucoup à vous dire. Déjà avec cette liste, vous avez une base. A vous d’y ajouter des variantes pour en faire votre hit-list.

Bon voyage

Pays Basque pratique :

  • y aller : avant Covid, avion et train hyper facile.
  • Se déplacer : De ville en ville train ou bus. pas besoin de voiture
  • hébergement : offre importante, hôtels , location chez les particuliers, campings …
  • restauration : ici, on mange bien, même très bien à prix raisonnables. mon carnet d’adresses à suivre…

Que faire en Algarve ?

L’Algarve selon Sophie Juby : des plages sublimes, des villes préservées et des pauses gourmandes

A l’extrême Sud du Portugal, dotée d’un climat doux toute l’année, de paysages spectaculaires et de plages magnifiques, l’Algarve est une de mes destinations favorites. A deux heures d’avion de Bordeaux, et malgré le tourisme de masse, elle reste pour moi, une région pleine de charmes. En choisissant ses spots avec soin, on peut éviter la foule. 

Si vous aimez l’authentique, les villes préservées et les tables gourmandes, voici mes conseils pour une escapade réussie.

Faro, la porte de l’Algarve

Ville d’arrivée, Faro est le point d’entrée de tout séjour en Algarve. Si l’on dispose de peu de temps, je conseille d’oublier la petite cité et de filer plein ouest. Mais, pour ceux qui voyagent cool, la vieille ville de Faro ne manque pas d’attrait. Flâner le long du port, déambuler dans les rues piétonnes pavées de noir et blanc met dans l’ambiance du pays. Et puisque vous êtes là, montez en haut du clocher de la cathédrale et profitez de l’incroyable vue à 180°, Le paysage de marais et de lagune, les toits en tuile si caractéristiques de la région.

Le Sud-Ouest, la côte, les plages instagrammables

L’Algarve en version carte postale. Des plages bordées de falaises torturées, découpées par l’érosion marine. Des paysages tellement instagrammables qu’on en oublie les monstrueux immeubles construits tout le long du littoral. L’hyper urbanisation a massacré un des plus bel endroit de la planète. Et en plus cela continue. Les grues sont en place, rien ne semble arrêter la frénésie des promoteurs immobiliers. Cela fait le bonheur des européens du nord avides de soleil et de bières fraîches. Moi j’en pleure.

Heureusement, il reste des petites plages sympa avec des mini spots pour boire un jus d’orange fraichement pressée. C’est un des petits bonheurs quotidiens en Algarve. 3€ le maxi verre, y’a pas de raison de s’en priver. 

Ne manquez pas la Praia da Rocha, une des plages emblématiques. Il faut prendre le temps d’une balade les pieds dans l’eau, d’une baignade en saison. Allez-y le matin, vous aurez le plaisir d’une relative solitude. Vous ne croiserez que des retraités en pleine séance running. Ils sont minces et bronzés à la Californienne. 

Dans quelques jours je retourne en Algarve et j’ai prévu deux jours à Carvoeiro pour visiter le coin. De là, j’ai repéré des balades géniales sur des sentiers côtiers aménagés. Les photos à suivre…

Lagos

Lagos et son joli centre tout en rues pavées. Une ville toute mignonne . On la visite en 1h30.

Lagos, Algarve

Le Sud-Est de l’Algarve

Olhão, Tavira, Castro Marim, l’Algarve en mode slow

Ici, la côté est formée par une longue plage de sable blond séparée du continent par une lagune. Pas de falaise ni de grotte à découvrir mais un écosystème unique protégé par le classement de la zone en parc naturel. Autrefois la région vivait de la pêche, des conserveries de poisson et du sel marin. On trouve des vestiges de ses activités, des friches industrielles, des longs bâtiments de travail à l’abandon et des marais sans activité. Il reste toutefois une ville du sel à l’extrême Est du pays, Castro Marim. Je vous conseille d’y aller, le paysage est de toute beauté. 

Tout prêt de Faro, si vous avez deux heures, faites halte à Olhao. Ancien port de pêche  à la sardine et au thon. Belle architecture. Un petit centre aux maisons cubiques. Joli front de mer entièrement rénové. Superbe halle couverte. Et belle balade le long des quais. On peut y diner en terrasse avec une belle vue sur le port de plaisance. 

En Algarve, les azulejos racontent l’histoire. Ici la pêche. dossier d’un banc public sur la promenade des quais, Olhao

Tavira, mon spot préféré.

Le point d’intérêt principal de la côte Est reste Tavira, une ville encore préservée du tourisme de masse

Que faire à Tavira, Algarve

A Tavira, il faut :

Se perdre dans la ville, aller au hasard. Ruelles pavées, placettes ombragées où l’on s’assoit sur les bancs rouges. Eglises d’une grande sobriété architecturale aux chapelles intérieures décorées de magnifiques retables en bois sculpté. Visiter les vestiges du château maure, quelques murailles avec une jolie vue et le jardin de curé aux parterres entretenus avec soin.

Flâner le long des quais du rio Gilao, visiter l’ancien marché.

S’embrasser sur le pont et le marquer d’un voeu

Compléter sa collection d’Azulejos. Ici, les maisons cubiques sont laissées nature, chaulées en blanc, juste souligné de jaune ou de bleu autour des ouvertures. Elles alternent avec celles aux façades recouvertes de carreaux de faïence. il est facile de découvrir les bleues. Le challenge c’est d’enrichir sa collection de nouvelles couleurs, du vert, du marron et parfois des fantaisies bicolores.

Chiller sur l’île de Tavira. Le week-end, on prend la navette qui fait traverser le fleuve pour rejoindre la plage de sable fin

Goûter à la cuisine locale. Ne pas manquer les Pastelerias. Véritables espaces de socialisation, c’est le lieu préféré des locaux pour un café + pâtisserie à toute heure de la journée. C’est le spot pour un pastel de nata servi tiède. On y déjeune d’un sandwich au thon et d’un jus d’orange frais. Souvent très bon et bon marché.

Aller au restaurant. La cuisine reste simple, poisson grillé et viande en ragoût accompagnés de pommes de terre bouillies font le quotidien des locaux. On sert dans les restaurant de quartier un plat du jour entre 6 et 8€. On peut se régaler de dorades, bars et poulpes de la pêche locale, un peu plus cher, mais tellement abordable comparé à la France. Fritures, grillades et salades pour le poulpe, les trois façons sont à tester. Il y aussi les coquillages de Tavira, huîtres, palourdes et couteaux. Pour accompagner, toujours les pommes de terre nature et une salade tomate, concombre. 

En semi-gastronomique, on trouve des tables modernes à la cuisine contemporaine, uniquement fréquenté par les touristes. Je recommande Come Na Gaveta, une super adresse pour les amateurs de plats à partager. On y dine de portions 9€, petit plat à 13€. Le tartare de thon est à tomber. 

Vila Real de San Antonio

A priori, la ville n’a rien de remarquable. Pas de site historique ni point de vue incroyable. Et c’est tant mieux. la voilà préservées de la surexploitation touristique. La cité toute en rues commerçantes pavées offre une délicieuse escapade rétro avec ses magasins aux devantures gentiment démodées. C’est la destination week-end des espagnols qui viennent faire le plein de linge de maison et manger en terrasse. Beau choix de nappes et torchons, quelques spots intéressants pour la vaisselle et même un magasin qui déstocke à bas prix. 

Tapas à la portugaise

En bonus , la balade sur les quais du rio Guadana, frontière naturelle avec l’Espagne. Le fleuve est bordé d’immeubles remarquables et la promenade récemment aménagée est toute jolie. Son sol est pavé de motifs maritimes et ses trottoirs plantés d’exotiques palmiers. Et pour terminer l’incontournable déjeuner de tapas ou de poisson grillé. j’ai trouvé un mini spot où nous avons mangé des assiettes de tapas, salade de poulpe, de thon et de tomate. Mais il y avait aussi de la morue en différentes façons, des crevettes, des coquillages.

Les salines de Castro Marim

Ici, on ramasse encore le sel comme autrefois dans une zone de marais mitoyenne du fleuve. J’ai fait une chouette rencontre avec le petit monsieur de la photo- oups, j’ai oublié son nom- mais de cela je vous parlerai plus longuement une autre fois. J’ai tellement de photos.

Allez à la rencontre des sauniers de Castro Marim

Alors, qu’en dites-vous ? Envie de tenter l’expérience ? Moi j’aime tellement qu’en 2019, j’ai fait trois courts séjours et je ne m’en lasse pas. En amoureux avec mon homme ou en famille avec les garçons, j’ai adoré.

Un chouette coucher de soleil à Olhao avant de reprendre l’avion
Informations pratiques, Comment se déplacer en Algarve :
  • En voiture, location à l’aéroport de Faro. C’est le moyen le plus confortable.
  • En train : On rejoint la gare de Faro par une ligne de bus. Ensuite le train dessert toutes les villes de la côte de Lagos à Vila real de San Antonio. Pour les horaires, les tarifs, les informations sont sur le site Comboios Portugal : https://www.cp.pt/sites/passageiros/pt/consultar-horarios/horarios-resultado

Dans les villes : Tout peut se faire à pied. En hors saison, il est facile de se garer en limite de l’hyper centre. 

Mon Carnet d’adresses :

  • Pastelaria Paderia Venezuela – Rua Alvaro Campos – Tavira
  • Come Na Gavata – Avanida Dr Mateus Teixeira de Azevedo – Tavira
  • Taberna Moleiro – R Dr Sousa Martins – Vila Real de Santo Antonio

La Sardaigne, Nouvelle destination au départ de Bordeaux

Volotea ouvre une liaison directe avec la Sardaigne

En 2019, Volotea continue sa politique d’ouverture de ligne au départ de Bordeaux. Après Lanzarote, Pula et Vienne , voici donc la Sardaigne à 1h40 de Bordeaux.

A nous, les plages magnifiques, les déambulations dans Caligliari et les balades dans une île qui a beaucoup à montrer. Grande comme deux fois la Corse, ce petit territoire est riche d’une longue histoire. Terre d’invasion, elle a gardé de nombreux vestiges de son passé.

Le chef sarde raconte une cuisine du terroir

Je n’ai encore eu la chance de tester la destination. Cependant, j’ai été convié par Volotea et l’office du tourisme pour un déjeuner Sarde chez Tentazioni. Pour l’occasion, le chef avait laissé son piano à Pierluigi Fais, restaurant Josto de Cagliari, venu nous faire découvrir les spécialités de son île.

Voici quelques images d’un menu très terroir, d’une cuisine simple centrée sur les produits locaux, le thon, la brebis et quelques herbes aromatiques.

Je ne peux en dire plus pour le moment. Mais ce déjeuner a éveillé ma curiosité. Je note l’idée pour une escapade automnale.

Vol Direct Bordeaux- la Sardaigne, info Volotea :
  • Bordeaux – Cagliari, tous les jeudi d’avril à fin octobre
  • Bordeaux – Olbia , tous les vendredi d’Avril à fin octobre
  • Ex de tarif : 180 € AR fin août mais seulement 71€ mi-septembre
  • les prix varient énormément selon le calendrier. super plan possible pour ceux qui partent hors saison.

San Sébastien, To do list, Sophie Juby

Que Faire à San Sébastien ? Flâner, chiller, se laisser porter par les good vibes de la ville Basque. Food, fun and sun, ne pas passer à côtés des bonnes choses. Voici en 6 points mes incontournables, my to do list.

Les jardins du Palais Miramar

Profiter de la plage à toute heure.

San Sébatien est connue pour son site d’une beauté incroyable. La Bahia de la Concha offre un vaste terrain de jeu, la plage au cœur de la cité. Running le matin, kayak dans la journée, baignade, la baie bien abritée de la houle permet de pratiquer les sports nautiques sans danger.

Elle invite aussi à une marche les pieds dans l’eau, tôt le matin, pour goûter à la magie des lieux rendus à la seule nature. Le soir, elle devient romantique pour une balade main dans la main au coucher du soleil. La Bahia de la Concha est si belle qu’on peut aussi ne rien y faire, paresser au soleil juste pour le plaisir d’être là. 

Côté plage, je n’oublie pas l’autre spot, celui des surfeurs, la plage de Zurriola. Située à l’est de la Bahia de la Concha, on la rejoint en traversant le fleuve.

Marcher le long des quais de l’Uruméa

Passer d’une rive à l’autre, traverser le fleuve et déambuler le long des quais, voilà un second objectif pour tout visiteur qui s’intéresse à l’architecture de la ville. L’histoire se comprend en empruntant les ponts qui enjambent le fleuve. Chacun est tout à fait représentatif de son époque. J’ai un faible pour le Pont Maria Cristina (1905) et ses obélisques monumentaux, une fantaisie stylistique riche et gourmande comme une crème fouettée. Gros coup de cœur aussi pour le Pont de la Zurriola ( 1921) avec ses magnifiques lampadaires Art Déco.

Monter en haut du Castillo de la Moto

Depuis la vieille ville, on suit le chemin qui serpente le long du Mont Urgull. On s’arrête souvent pour les points de vue sur les baies. Au sommet, séance photos. On profite aussi du petit musée – gratuit- et surtout de sa terrasse avec vue.

Nombreux spots pour faire une pause. Je suggère d’y monter avec le picnic.

Visiter la ville, admirer les façades.

Station balnéaire royale depuis le XIX siècle, la ville possède de nombreux immeubles richement sculptés. La Reine Maria Christina en fit un lieu de villégiature de luxe dotée de thermes, de palaces et de jardins somptueux. Certains monuments se visitent. 

Faire du Shopping

La mode espagnole a envahi nos villes, ici elle est reine. Les fans trouveront un mégastore ZARA, des créateurs comme Adolfo Dominguez mais aussi des magasins d’indépendants pour acheter des fringues et des shoes à prix modérés. 

Eat and Drink

C’est le point fort de la ville. Entre les étoilés pour les gastronomes et les bars à pintxos pour les potes en virée, le choix est vaste. Il faut absolument passer une soirée à déambuler à l’espagnole, de bar en bar de verre en verre. On ne va pas se leurrer, il y a beaucoup de clinquants et d’adresses surfaites. Il y a cependant de bons spots à prix très doux. Je recommande ceux où l’on commande au comptoir. On est servi de petits plats en cinq minutes. Les recettes : risotto, poulpe, joue de bœuf et foie gras chaud font partie des incontournables. On les accompagne d’un verre de vin rouge, d’une bière ou du vin blanc pétillant local : le Txakoli. C’est pétillant, frais et parfois réussi. Le plaisir c’est de le voir verser. Le barman ajoute un bouchon et verse à la manière Basque comme pour le cidre en prenant de la hauteur. Fun assuré. 

Une bonne adresse: Borda Berri, Fermin Calbeton 12 dans la vieille ville. Portions entre 3 et 4€ verre de Crianza, le rouge local 2€. Bien aussi La Cuchara de San Telmo.

Entre les tapas et le gastro, il y a aussi de bons bistros. Pour les trouver, je suggère le bouche à oreille. Demandez dans les coffee bars. Les baristas souvent fans de food sauront vous aider à trouver des endroits un peu cachés.

Un bon bistro rive droite La Bodega Donostiarra

Mes bons plans à San Sébatien

What to do in San Sébastian ? Voilà, vous savez tout ou presque des incontournables de San Sebastian, enjoy.

Le vin de Glace made in Québec: visite du domaine Isle de Bacchus

De la vigne au Québec ? Malgré une situation géographique équivalente à celle de la Bourgogne et la proximité du Saint Laurent, j’avais peine à y croire. Et pourtant quelques passionnés se sont lancés dans l’aventure à la fin du XX siècle. Aujourd’hui, la production au Québec atteint 2,2 millions de bouteilles (soit 1% de la consommation de la région) avec une surface en vignes de 660 hectares pour environ 125 vignobles.

Sur l’Ile d’Orléans, en face de la ville de Québec, la famille Roy-Bouchard plante les premières vignes du Québec en 1982 sur un site en pente douce proche du Saint Laurent. Le domaine est baptisé L’Isle de Bacchus, le nom donné à l’île par son découvreur Jacques Cartier en raison de la présence de nombreuses vignes sauvages sur le territoire.

En attendant le vrai réchauffement climatique, les Roy-Bouchard oublient le pinot noir pour des hybrides à maturité rapide, bien adaptés aux gels hivernaux. Ils choisissent pas moins de 15 cépages, hybrides rustiques, qui permettent d’élaborer une gamme complète de vins : blanc, rosé, rouge, vendanges tardives et icewine. Donald Bouchard développe un savoir-faire original comme butter par de la terre les pieds de vigne pour les protéger du gel. Puis en mars 2017, il passe la main et cède le domaine à Steve Boyer, un entrepreneur de Montréal, prix de la transaction autour de 1,9 M$ . Sans abandonner son affaire de travaux publics, Steve entend faire de la propriété un fleuron de la viticulture Québécoise.

Steve Boyer devant la ferme du XVIII siège du domaine Isle de Bacchus

Il a conservé l’équipe en place et suit toujours les conseils de l’oenologue d’origine italienne Mattéo Maglioli. Il n’entend pas changer les fondamentaux du domaine, la culture en mode raisonnée, la vinification en cuve inox thermorégulée et le vieillissement en fût de chêne américain pour les rouges (6 mois la cuvée Village d’Entre-Côtes et 18 mois pour la Réserve, l’Isle de Bacchus).

Nous avons eu le plaisir de faire la visite du domaine et la dégustation par le maître des lieux. Il a su nous parler à merveille de ses vins et nous faire découvrir le mythique Icewine ou eiswein pour parler à l’allemande, pays d’origine de la méthode de production. Ce sera le point final de notre dégustation et l’unique objet de mon reportage. J’avoue une immédiate passion coupable, un véritable coup de foudre pour ce vin incroyable né de raisins ayant gelé sur pied.

Le véritable vin de glace canadien est certifié VQA, Vintners Quality Alliance et doit pour cela être produit, récolté et vinifié selon des normes très strictes. Les règles conçues pour l’Ontario (90% de la production de vin du Canada- 850 000 L/an) ont été légèrement modifiées pour permettre une production au Québec où la neige abondante en hiver complique la récolte.

Si le label impose une vendange manuelle, ultra-tardive, après les premiers gels dépassant -8°C, au Québec, le raisin est coupé, mi novembre puis placé dans des filets situés en haut des vignes afin de ne pas être enfoui dans la neige en attendant décembre. Cette astuce permet aussi de mettre le raisin à l’abri des prédateurs. On attend au minimum trois jours de gel intense (sans dépasser les -12°) et un taux de sucre de 35 Brix (unité de mesure du sucre) pour récolter. On presse immédiatement les grappes entières sans érafler et en plein air, les raisins ne doivent pas dégeler. Le rendement est très faible, inférieur de 85% à celui du raisin normal. Le jus est hyper concentré et très sucré, l’eau sous forme de cristaux de glace reste dans le pressoir avec la pulpe (cryoextraction). Le sucre résiduel du vin doit être au minimum de 125 grammes par litre, aucun ajout n’est autorisé. Cette forte concentration en sucre n’est pas sans conséquence sur la vinification. Le milieu hostile aux levures gêne la fermentation et limite le taux d’alcool final. La maturation est lente, elle donne un vin sucré très riche en arômes.

Dégustation

Un vin de rêve, intense, somptueux, bien balancé entre le sucre et l’acidité. Je te le conseille seul comme une gourmandise à savourer doucement. Ne le partage pas mais réserve le pour une dégustation à deux, une mise en bouche câline. Prends le temps d’apprécier sa jolie robe dorée, de t’imprégner de ses arômes subtils. Laisse le se réchauffer doucement en bouche et ne viens pas perturber sa longueur par l’ajout de mets.

Si vraiment tu veux l’associer avec un repas, propose le à l’apéritif, seul ou avec un fromage persillé comme du brebis basque. Pitié, épargne-nous l’accord dessert et vin liquoreux sucre + sucre = overdose.

Et le prix ?

Oups, le seul mauvais point de cette petite merveille. Imagine : rendements extra faible, vendanges manuelles et souvent nocturnes + conditions météo délicates et tu obtiens un produit rare et cher, un nectar pour initiés. Au Canada, il faut compter un minimum de 60$ la bouteille de 375ml, en France avec les taxes, les prix grimpent. A ce problème de coût s’ajoute une forte concurrence des vins de l’Ontario plus anciens et plus connus qui mettent à mal la rentabilité des vins du Québec.

 

Vignoble Isle de Bacchus

  • 1335 Chemin Royal, Saint-Pierre, Ile d’Orléans
  • 11 hectares de Vignes, 35 000 pieds
  • 40 000 bouteilles produites/an tous vins confondus

 

L’île d’Oléron à vélo, les incontournables.

J’ai un faible pour les îles de la Côte Ouest. De Ouessant la sauvage à Oléron la nature, elles ont tout ce qui fait un week-end réussi : la mer toujours proche, les belles plages, les petits ports de pêche, les cabanes de pêcheurs et les bistros où l’on mange du vrai poisson sauvage entre copains et sans chichi. Le vent fait souvent parti du package, à l’ouest, on ne voyage pas sans un pull dans sa valise. Qu’importe la fraîcheur des températures, toujours je préférerai l’Atlantique. La météo changeante a du bon, elle offre une occasion supplémentaire de se réchauffer dans les bras de son homme.

Oléron se visite toute l’année, mais j’ai choisi le printemps, une période où la foule des touristes n’a pas encore envahi l’île. Les courtes distances entre les bons spots sont faibles alors on se fait plaisir, on laisse la voiture au parking de l’hôtel et on se balade en vélo. Tu trouves toujours un bon loueur sur place ou mieux, tu emportes ton vélo pliant. Je roule en Brompton, une bonne machine, le plus petit de sa catégorie.

Voici en quelques lignes et en quelques photos mes coups de cœur, mes bonnes adresses.

Les pistes cyclables

Pas moins de 160 km relient les principaux villages sur un tracé Nord-Sud et Est-Ouest. Nous avons souvent pris les chemins de traverse au milieu des marais. Les sublimes lumières du printemps donnent à la balade un charme fou. J’ai adoré le vert des herbes folles dans toutes ses déclinaisons, la majesté des grands chênes, dans la forêt des Saumonards, le bleu du ciel et des marais et le blanc doré du chemin. Parfois il faut mettre pied à terre de peur de crever un pneu sur les appareillages en coquilles d’huître. Sur les chemins privés, veillons à ne pas laisser de trace de notre passage et ne gardons en souvenir que les photos sur nos iphones.

La carte des pistes se télécharge sur le site de l’office du Tourisme

https://www.ile-oleron-marennes.com/sites/default/files/fichier/piste-oleron-oleron-marennes-2016.pdf

Une idée de balade : Départ la Cotinière, Saint Pierre D’oléron-Boyardville-Dolus par les marais et enfin Saint Trojan pour un dîner sur le port ostréïcole

Les Villages

Saint Pierre d’Oléron, la capitale administrative et commerciale. Prévoir une heure pour visiter le centre piéton. Arrêt obligatoire  à la pâtisserie Boudon spécialisée dans le puits d’amour, pâte à choux et crème fouettée caramélisée, un dessert comme chez mémé.

Tout proche, un joli marchand avec un choix de folie: Saveurs et épices

Boyardville, la plage avec vue. Station balnéaire dotée d’une superbe plage de sable blond. Depuis la jetée qui borde le chenal de la Perrotine, vue à 180° sur  l’iconique Fort Boyard.

La Cotinière, le port de pêche Premier port de pêche artisanale de Charente Maritime. Ses poissons se retrouvent à la carte des meilleurs restaurants de la région. Les chefs bordelais apprécient le label. Sympa de se balader sur les quais où les filets sèchent au soleil

Le Château D’Oléron, le village à instagramer. Le meilleur spot pour faire le plein d’images entre la citadelle Vauban et le quartier des cabanes ostréicoles transformées en atelier d’artisan.

Les Plages

L’île est bordée de sublimes plages de sable blond. J’ai adoré la balade au petit matin, les pieds dans l’eau glacée sans autre limite que l’appel du petit déjeuner. Le soir, sors l’appareil photo pour les magnifiques couchers de soleil.

Un peu de gastronomie

 Les Huîtres

Au pays des Marennes, il faut absolument tester les vertes, spécimens élevées en mer et affinées en claires. Dans les fameux marais, au contact d’une algue, la navicule bleue, l’huître va prendre sa belle couleur verte. On les mange natures ou gratinées comme au Relais des Salines, un pur délice.

 Deux bonnes adresses :

 Les Poissons Rouges – 05 46 76 00 04

  • 1 Quai Raoul Coulon – 17370  Saint Trojean les Bains
  • ouvert du mercredi au dimanche, midi et soir
  • Menu Entrée+ plat+dessert 22€ le midi 32€ le soir

Une cabane sur le port. Décor de bistro à la papa, carrelage-mosaïque et mobilier en bois rustique. Cuisine de produits locaux et de saison. Belles assiettes, présentation soignée et ambiance sans chichi. Simple et bon.

Le Relais des Salines – 05 46 75 82 42

Au guide Michelin, Trois cabanes façon maison de pêcheur posées sur le marais. Elles sont peintes dans un dégradé de vert et bleu . A l’intérieur décor brocante du pêcheur, tables en bois brut ou aux couleurs de la cabane. Menu à l’ardoise centré sur les produits de la mer. Huîtres de Marennes, coquillages et poissons de pêche locale. Amusante carte de vins bios présentée dans un cahier d’écolier avec son protège-cahier en plastique comme au CP ; J’adore.

Entrée 9,50€ + Plat 18,50€ + dessert

Se loger

Sur le site de l’office du tourisme, tu trouves toutes sortes d’hébergement. De la chambre chez l’habitant au décor kitchy à la cosy chambre d’hôte. L’offre reste limitée, pense à réserver. Idem pour l’hôtellerie.

Une journée à la Ciotat.

Moins touristique que sa voisine Cassis, la Ciotat, mérite un joli détour. L’autre porte d’entrée du parc marin des Calanques offre le visage authentique et identitaire d’une cité du sud épargnée par la fièvre de la construction. Sur le front de mer, aucun immeuble ne dépasse les quatre étages. Ici l’affreuse modernité des années soixante dix ne s’est pas exprimée. La cité de la construction navale a gardé son image cosmopolite et populaire malgré sa transformation en hot spot de l’entretien des superboats. Située en plein centre du triangle d’or du yatching mondial, la ville a vu revenir les entreprises de refiting dans les anciens chantiers de la Normed.

Pourtant, la vieille ville est restée intacte avec ses ruelles aux façades colorées d’ocre et de rose. Elle a conservé un habitat populaire avec le linge qui sèche aux fenêtres comme à Naples et les petites boutiques de quartier, brocante, coiffeur à l’ancienne et même une cave à vin comme autrefois où l’on vient chercher son rosé de petit producteur en vrac, à la tireuse. Shopping limité donc mais peut être d’heureuses surprises à l’avenir comme cette boutique de barbier nouvellement installé dont le côté hipster détonne dans la ville des métallos.

 

 

 

La nouvelle image de la ville, Le phare, barber shop

Vaisselle régionale chez Laure de Noves, brocante.

 

Aujourd’hui entre tourisme local et entretien des bateaux de luxe, la ville renaît et attire comme en témoigne le projet d’Hôtel Marriot en front de mer à la place de l’ancienne gendarmerie. La vieille ville, les ports, le front de mer et les plages se découvrent en une petite journée. Les calanques et les balades demandent une après-midi supplémentaire. Une offre d’hôtel de propriétaires à prix modérés retiendra ceux qui veulent aller plus loin.Si tu aimes la photo, tu vas adorer les couleurs des façades, le vieux port et ses dizaines de bateaux anciens soigneusement entretenus.

Ne quitte pas la ville sans un détour par la Calanque de Figuerolles, accessible par des escaliers de pierre. L’endroit est magnifique mais doit se partager avec une foule de touristes qui viennent comme toi admirer un des plus beaux spot de la région. Pour les balades, je te recommande Le Cap canaille par la Ciotat, une randonnée sur le chemin côtier dont tu trouveras l’itinéraire et un excellent topo sur le site altirando : https://www.altituderando.com/Le-cap-Canaille-par-La-Ciotat.

Côté restaurant, Je n’ai rien trouvé de sympa sur le port à par un bar à vin. Dans la vieille ville l’adresse à retenir c’est Kitch and Cook et en sortie de ville, tu as Rochebelle plus tradi mais bien cuisiné et bonne carte des vins.

Kitch and Cook dans la vieille ville

Avant de partir, les amoureux et les contemplatifs prendront la route des crêtes en direction de Cassis. Arrêt obligatoire à l’un des nombreux belvédères pour admirer la vue. Grand moment de zénitude au coucher du soleil. J’adore !

 

 

Châteauneuf-du-Pape, Les caves de Château la Nerthe

L’éphémère papauté française nous a laissé en héritage un des vins les plus célèbres de la vallée du Rhône, Châteauneuf-du-Pape et quelques superbes propriétés comparables aux stars Bordelaises. Voici en images, mon retour sur la visite du Domaine de la Nerthe. Il serait un des plus anciens de l’appellation, son histoire remonte au XII siècle. Le vignoble se partage entre les communes de Châteauneuf-du-Pape et celle de Bédarrides, un terroir de galets roulés qui donne aux vins leur belle singularité. (+ d’infos sur l’appellation dans mon article précédent )

On ne visite pas le Château du XVII mais la cave d’une longueur supérieure à 100 mètres, magnifique organisation souterraine. Dès l’entrée, la magie des lieux opère. Ici le temps semble suspendu, le silence règne. On se prend à chuchoter sous les voutes centenaires, le mystère du vin est total. On marque l’arrêt devant les spectaculaires cuves en pierre datant du 16° siècle et dont les parois mesurent 1m 20 d’épaisseur.

cuve de pierre

On rêve devant l’espace de stockage privé où le domaine fait vieillir le vin acheté par de prestigieux restaurants.

A l’issue, on remonte en surface pour mieux faire connaissance avec les vins de la propriété. Nous avons testé le blanc, le second vin et les Châteaux la Nerthe 2013 et 2006.

Le 2013 :

  • Assemblage de Grenache pour 43%, syrah 30%, Mourvèdre 22% Cinsault 5%
  • Année difficile avec un printemps froid, démarrage tardif de la végétation qui retardé les vendanges. Faibles rendements
  • Belle robe rubis
  • Nez de fruits rouges, de fraise et d’épices.
  • De la fraîcheur, de l’élégance. Tannins encore jeune mais délicats.
  • A attendre encore quelques années.

Le 2006

  • Assemblage de Grenache pour 53%, syrah 27%, Mourvèdre 15% Cinsault 5%
  • Robe éclaircie, de la fraîcheur. Prêt à boire.

 

Les Principales caractéristiques du Domaine de la Nerthe

  • Propriété de la famille Richard depuis 1998
  • 92 hectares cultivés en agriculture biologique et certifié bio depuis 1998
  • les 13 cépages de l’AOC sont représentés, les principaux : le Grenache, la Clairette, le Mourvèdre, Le Picpoul, le Terret et la Syrah.
  • Production de 5 cuvées dont Le Château la Nerthe en blanc et en Rouge -90% des vins-
  • Vendange manuelle totalement éraflée, co-fermentation des différentes variétés arrivées à même maturité, fermentation malo-lactique en cuve de pierre.
  • Elevage de 12 mois en fût de chêne de un ou de deux vins ou en foudre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Châteauneuf-du-Pape, mon coup de cœur pour le domaine du Vieux Donjon.

Appellation mythique de la méditerranée, le village de Châteauneuf-du-Pape se découvre par la silhouette de son illustre château. Il n’en reste que deux pans de murs, fantomatique représentation de la résidence d’été du pape avignonnais Jean XII. L’éphémère papauté française nous a toutefois laissé en héritage un des vins les plus célèbres de la vallée du Rhône que nous achète avec une belle régularité une clientèle à 80% étrangère.

Pour s’imprégner des lieux, rien ne vaut une balade vers le castel à travers les rues étroites du village. En haut, sur l’esplanade, on bénéficie d’une vue à 180° sur les Alpilles, le Lubéron, le mont Ventoux, sur les vignes en contrebas et sur le Rhône. Le fleuve a donné son identité à la terre, mélange de sable et de gros galets roulés, pierres arrachées aux montagnes puis polies  dans leur voyage vers l’aval.

A ce terroir si singulier, il faut ajouter le Mistral. Le vent assèche la terre, brutalise la vigne. La plante souffre mais elle s’adapte. A contrario, Le vent protège, il sèche les feuilles après la pluie et empêche la maladie de s’implanter.  Sur ces terres de caractère, Les vignerons ont su acclimater un grand nombre de cépages qui font la richesse du vin. Si L’AOC autorise 13 variétés, l’usage tend à n’en garder que les principaux à savoir : le Grenache, la Clairette, le Mourvèdre, Le Picpoul, le Terret et la Syrah. Les rendements sont limités à 32 hl/ha. La vendange est manuelle avec tri obligatoire. Autre particularité, la taille en gobelet obligatoire pour le Mourvèdre, le Grenache Noir, le Picpoul Noir et le Terret noir. La vigne sera non palissée, encore un élément tout à fait caractéristique du paysage.

Quel vin naît de ces belles singularités ?

Les Châteauneuf-du-Pape sont connus pour être généreux, ronds et structurés. Je partage mon coup de cœur pour le Vieux Donjon, un vin de propriétaire classique dans sa vinification et bien représentatif de l’appellation. Certaines terres du domaine du Vieux Donjon voisinent avec celles du Château Rayas. Nous reviendrons sur la star locale lors d’une prochaine visite car sans rendez-vous, monsieur Reynaud n’a pu nous accorder que le temps d’une courte conversation.

Les Principales caractéristiques du Vieux Donjon

  • Domaine familial de 13 hectares cultivé en agriculture raisonnée
  • Production d’une seule cuvée
  • Vendange manuelle partiellement éraflée, co-fermentation des différentes variétés en cuve béton, 20 à 25 jours de macération avec un remontage par jour, élevage de 18 mois en foudre dont certains ont plus de cinquante ans.
  • Vente directe 27€, dont 80% à l’exportation

 Le 2014 :

  • Assemblage de Grenache pour 75%, syrah 10%, Mourvèdre 10% Cinsault 5%
  • Belle réussite pour une année difficile avec un printemps sec et un été pluvieux qui retardé les vendanges.
  • Avant de déguster, prenons le temps de nous arrêter sur le contenant, la belle bouteille frappée du blason rappelle les origines papales. L’étiquette à l’écriture gothique, la silhouette du Château viennent renforcer le côté médiéval et donne au vin un surcroît d’authenticité. Ici l’histoire, les traditions priment sur toute modernité tapageuse.
  • Belle robe rubis.
  • Nez de fruits rouges, de fraise et d’épices, cannelle et clou de girofle
  • élégant et raffiné.

 

Que faire en une journée à Monaco ?

Longtemps ma culture Monaco s’est limitée aux pages de Gala avec la vie de château de famille princière, les voitures de  luxe et l’immobilier de prestige.

Peu attirée par cet univers de strass et de paillettes, je me contentais de ces lectures de plages. En février, la vie, pleine de facétie, m’a conduit sur le rocher pour le SIAM, le salon international automobile de Monaco tout entier dédié aux déplacements durables et aux véhicules électriques. Entre deux présentations de notre Stigo, le escooter électrique, j’ai découvert un autre visage de la principauté.

Hors saison, au tout début du printemps, le cœur historique de la cité ne manque pas de charme. Le quartier de la Condamine, proche du port, a gardé ses superbes villas aux façades couleurs pastels, ses rues en pente bordées d’orangers, ses squares amoureusement entretenus et ses commerces aux devantures rétro, très années soixante dix. Les températures déjà très douces incitent à la flânerie dans ce quartier aux airs d’Italie. Ici, Monaco reste un village de 6000 habitants où tout le monde se connaît, où le policier appelle le chauffeur de bus par son prénom.

Je partage ici mon itinéraire à la découverte d’une ville étonnante. Nous démarrons au sud-ouest de la ville, nous rejoignons Monte-Carlo au nord-est en bus et revenons tranquillement à pied à notre point de départ.

On commence par poser la voiture dans un parking au port du Cap d’Ail, on prend le temps d’un café quai des Princes pour une prise de contact en douceur avec la réalité monégasque. Dans le port les yachts côtoient les pointus des derniers pêcheurs. Mini embarcations et bateaux de milliardaires sont amarrés au même quai. On démarre la balade par le quartier de l’héliport. Les fanas regarderont décoller les belles machines, les autres s’attarderont dans les jardins de la roseraie.

De là, on gagne la station de bus Héliport situé à l’entrée du tunnel. Le bus numéro 6  traverse la principauté et va nous emmener à Monte-Carlo (direction Larvotto). Arrêt au Grimaldi Forum. Nous retournons en arrière en direction de Monaco en longeant le front de mer. Première halte dans le jardin Japonais. Rien ne manque, petit pont, terrasse en bois, bassins à carpes et végétation asiatique.

On quitte l’îlot de zénitude pour longer le front de mer. L’endroit ne présente pas d’intérêt sinon celui de montrer les fâcheuses constructions des années soixante, immenses barres d’immeubles sans style ni cachet. En remontant sur la droite, on découvre le casino et ses boutiques de luxe. Le quartier en pleine reconstruction montre le visage moderne de la cité partagée entre des bâtiments anciens remarquables, des espaces verts magnifiques et l’activité soutenue du secteur de la construction. Les grues géantes occupent l’espace ; les bruits métalliques, les marteaux piqueurs résonnent toute la journée.

Construction nouvelle ou réhabilitation, le secteur immobilier toujours en plein essor à Monaco.

Une marche de dix minutes nous ramène à l’entrée du port où sont amarrés quelques palaces flottants. Le temps de photos souvenirs et tu arrives au meilleur de Monaco, l’adorable quartier de la Condamine. Façades rose, jaune ou ocre, balcons en fer forgé ouvragé, orangers garni de beaux fruits colorés, immeubles parfaitement conservés et entretenus, c’est un ravissement pour les yeux.

Le matin la Place d’Armes accueille un marché de produits frais. On y rencontre les chefs particuliers des riches monégasques. Ce sont eux qui achètent en février les asperges du Pérou à 38€ le kilo et les framboises en toutes saisons. J’y ai découvert peu de producteurs locaux mais des commerçants sympathiques et tout à fait disponibles pour parler des spécialités locales. Nous étions en pleine saison de l’artichaut épine, une variété originaire de Sardaigne qui se consomme crue assaisonnée d’huile d’olive et accompagnée de copeaux de parmesan. 111 qui en prépare des dizaines pour ses habitués m’a donné quelques feuilles à croquer. Un délice. A l’intérieur une halle gourmande abrite une quinzaine de stands qui proposent pasta, pizza et cuisine aux truffes. On commande et on s’installe où l’on peut sur les tables situées au centre et sur les côtés du bâtiment.

Ne quitte pas le quartier de la Condamine sans un détour par la cave des Grands Chais Monégasques. Rue Baron de Sainte-Suzanne la plus vieille cave de Monaco pourrait se visiter comme un musée. Les lieux ont gardé les marques d’un passé où l’on stockait le vin importé d’Afrique du Nord ou d’Italie. Le magasin est divisé en espaces dédiés comme celui de la cave aux Bordeaux de prestige, l’étage pour la dégustation des spiritueux, la plus importante collection de whisky de la côte d’Azur ou la cave fermée des précieux Champagnes et rares Bourgognes. A défaut de pouvoir t’offrir un de ces précieux flacons, tu pourras te consoler par l’achat d’un rosé de Provence qui trouve ici une superbe vitrine.

L’après-midi, on monte sur le fameux Rocher par la rampe Major. Arrêt photos dans le virage pour la chouette vue sur le port. En haut, petite déception, la Place du Palais, les extérieurs du château surprennent par leurs côtés Disney. Seuls les enfants adorent en raison du garde,  incroyable Playmobil, véritable métronome animé, qui va et vient au pas toute la journée devant la porte centrale. La cathédrale de style roman-byzantin, mode du XIX siècle, ne présente pas d’intérêt. Ceux qui aiment la faune marine et ne sont pas claustrophobes comme moi visiteront l’aquarium.

Retour sur nos pas et descente vers Fontvieille pour un dîner sur le port. J’ai retenu deux adresses appartenant au même groupe de restauration. Le Moshi Moshi, ambiance intimiste, décor subtilement oriental et chef japonaise qui réalise devant les convives et à la demande de magnifiques et originaux makis. Le Beefbar, l’endroit tendance où le bœuf s’expose en vitrine comme un diamant en bijouterie. L’amateur de viande rouge peut se faire plaisir, découvrir le bœuf de Kobe, d’Argentine, d’Australie ou d’Amérique. Budget à la hauteur du cadre et de l’offre produit. Vient le temps de rejoindre la voiture déposée au port du Cap d’ail. Depuis le quai, la vue de nuit avec les bateaux éclairés te permettra de nourrir ton compte insta.